02 mars 2009
Dexter : Cette série c’est une tuerie !
Dans le monde des séries, Dexter c’est LA série du moment. Originalité, suspense, humour, renouvellement permanent de l’intrigue, personnages très intéressants… ça fait déjà beaucoup de qualités pour une seule série. Et c’est bien pour ça que c’est LA série (essayez de suivre un peu !).
Dexter, j’en avais entendu parler, vaguement. J’avais vu les affiches aussi, mais tout ça ne m’avait pas tellement accroché. « La série dont le gentil est le méchant » avec un type qui ressemble à Ken, mouais, bof. C’est pas ça qui allait déclencher mon abonnement à Canal +…
Finalement, à force d’en entendre parler à la pause-café, les discussions élogieuses de mes collègues ont fini par me titiller et j’ai voulu en savoir plus sur ce policier-tueur en série. Et j’ai regardé la première saison…
Déjà, il y a le générique… Si je vous le raconte sans parler du style, c’est un type qui se réveille, mange un œuf, presse une orange sanguine, se rase etc. Sauf que chaque détail est filmé sous un aspect… inquiétant. C’est bien parti pour une série vraiment nouvelle (sanglante), très travaillée. Une fois prêt, notre ami revêt sa tenue de Ken qui cherche sa Barbie et part travailler.
Dexter est expert pour la police de Miami. Il les aide à élucider des meurtres en fonction des traces de sang laissées sur place ou sur les victimes. Sauf que Dexter est lui même un tueur en série. Mais attention, pas un tueur en série lambda ! Un tueur qui ne tue que les tueurs. Ceux qui s’en sont sortit pour des vices de procédure ou par manque de preuve, ou encore parce qu’ils avaient un bon avocat, Dexter va les « cuisiner » et s’en occuper à sa façon. Un tueur en série parmi les policiers, c’est le loup dans la bergerie. Mais un loup tellement bien déguisé que personne ne s’en rend compte. Et tout le monde le trouve gentil, serviable, très brillant professionnellement… En somme, une crème plus que fréquentable.
Dexter Morgan a une autre particularité : il est incapable de ressentir la moindre émotion. Ce côté du personnage m’énervait un peu au tout début, mais il s’étoffe et devient plus nuancé au fur et à mesure des épisodes, et donc, de plus en plus intéressant.
Véritable justicier de l'ombre, il passe son temps à essayer de sauver les apparences auprès de ses collègues, amis et petite amie. Pour cela, il ment à tout le monde. Sauf que nous, spectateurs, entendons ses pensées et découvrons donc le vrai visage de Dexter. Évidemment, c’est en bonne partie ce qui fait le sel de la série car il berne tout le monde, mais nous, on sait. L’humour réside en bonne partie dans ce double jeu et sur les remarques des autres personnages du style « Dexter ne ferait pas de mal à une mouche » etc. Ceci dit, le gentil Dexter a un code (ne tuer que les tueurs).
Pour ceux qui auraient peur du côté sanguinolent, que cela ne vous rebute pas à essayer la série. Certes, il y a du sang, mais pas des giclures dans tous les sens. Notre homme est propre, consciencieux et il nettoie bien en sortant les poubelles (on reparlera de ça quand vous l’aurez vu !). Donc finalement, les âmes sensibles n’ont pas à s’abstenir. Au contraire, je vous le conseille vivement. Bah oui, Dexter c’est quelqu’un de teeeeeellement charmant…
18 janvier 2008
La loi des séries
J’adorais la série Docteur House, le principe, les acteurs, les dialogues. Je voulais la faire découvrir à mes proches, mais raconter le « pitch » n’apportait pas grand chose. En ultra résumé et en très pragmatique, c’est une série sur un médecin qui guérit ses patients. Mouais. Sauf que c’est surtout beaucoup plus que ça. Petite pub. Le docteur House est cynique, irascible, asocial… mais c’est un géni de la répartie et, accessoirement, du diagnostic médical. Donc, on rit de voir comment il parle à ses patients et l’on est partagé entre la peur de tomber un jour sur un médecin comme lui qui nous tiendra d’horribles propos, et l’envie d’avoir un médecin qui trouvera ce qu’on a quel que soit notre problème (et qui le guérira en moins de temps qu’il n’en faut pour arriver au générique de fin).
Les saisons 1 et 2 étaient programmées en deuxième partie de soirée et même si c’était dur le lendemain matin, il était absolument impossible d’éteindre la télévision avant la fin des épisodes. Et c’est ça qui était bon. Vous imaginez ma joie quand j’ai vu que la saison 3 arrivait sur nos écrans, et en prime à une heure raisonnable : 20h50.
Après avoir fait un bourrage de crâne digne des pires gourous à ma mère, en lui vantant les mérites de cette série si extraordinaire, nous bloquons notre soirée. Mercredi on regarde docteur House. Le téléphone n’a pas intérêt à sonner. On n’est là pour personne. Générique. Résumé des épisodes précédents. Même moi qui ai vu les anciens épisodes, j’ai un peu de mal à raccrocher les wagons. Et là, horreur malheur, ce n’est pas la salsa du démon mais un épisode assez bizarre, qui ne ressemble pas trop au reste de la série. J’essaie désespérément d’expliquer au fur et à mesure à ma mère les évènements, avec quoi ils sont en rapports, les principaux traits des personnages (parce que forcément, sinon les vannes qu’ils se lancent n’ont aucun sens…). Plus le temps passe, et plus l’épisode s’embourbe, lui qui devait déclancher une fougue sans précédent chez ma mère. Au bout de 15 minutes, le résultat est sans appel. Ma mère dort. J’ai bien tenté quelques « nan mais d’habitude c’est bien… ». Rien à faire.
Le second épisode s’inspire largement d’X-Files, chose assez étrange pour la série Docteur House. En plus, même moi qui suis un public conquis, je me pose des questions, je vois les défauts, les raccourcis et les attaques possibles sur la série. Ma mère a ouvert un œil… pour aller se coucher. La transmission de la flamme ne s’est pas passée comme prévu. C’est seulement une fois que ma mère était dans son lit que le troisième épisode m’a fait renouer avec Gregory House et ses frasques. Le « vivement la semaine prochaine » refait surface dans mon esprit.
Il faudrait inscrire ce genre d’expérience dans la longue liste de la loi de Murphy ( ou effet Bolnaldi ). Cela m’est arrivé des dizaines de fois. Si c’est une superbe musique que vous souhaitez faire découvrir, elle être entrecoupée par la voisine/le téléphone/une crise de toux/un endormissement, les klaxons… Des comiques à émission journalière vont faire 1 émission pas top sur les 365 ? c’est évidemment sur celle-là que vous allez tomber lors de la séance découverte. Je pourrai vous citer 10 000 exemples comme ça ( le coin charmant qui est en travaux, l’arbre majestueux a été coupé, le lecteur dvd qui s’obstine à ne pas marcher alors que vous aviez prévu une soirée film, le copain super drôle qui met toujours l’ambiance est déprimé ce jour là…)
En attendant les prochains épisodes de docteur House, vous pouvez vous documenter ici sur la loi de Murphy et découvrir que l'emmerdement maximal est scientifiquement prouvée.
Sinon, vous pouvez laisser un commentaire et faire part de vos expériences murphyesques…
Je ne sais pas si vous êtes branché sur les séries télé, mais moi j’adore. On retrouve les personnages, on les voit évoluer au fur et à mesure, on suit leurs relations… Parfois, on vit grâce à eux des émotions fortes : on espère ce baiser qu’ils attendent depuis 15 épisodes, on a peur pour eux sur leur île déserte, on s’inquiète quand ils sont dans le doute, on pleure lorsqu’un personnage clé meurt, on cherche qui est le suspect, on rit et on peut même pleurer de joie. C’est sûr que faire tout ça devant la télé, vu de l’extérieur, ça fait carrément crétin. Mais la force des séries, c’est ça, on se laisse porter, envahir par l’histoire, épisode après épisode, on est de plus en plus accro.




