Comme à la maison

Baladez-vous dans cet appartement virtuel comme vous le feriez chez vous. Allez dans la cuisine pour trouver des idées et des recettes, dans le salon pour les discussions, sur la télé pour les films et vers la porte de sortie pour... les sorties!

16 novembre 2009

Explorations en territoires courgesques

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En ce moment, je repousse les limites de la découverte culinaire. Mon âme d’aventurière m’a guidé vers un produit étrange mais de saison : les courges. Après avoir affûté mes plus fidèles couteaux, je me suis engagée sur ce territoire que je n’avais encore jamais exploré.

J’ai commencé par faire connaissance avec le potimarron. Les innombrables recettes disponibles laissaient présager un contact facile. Sous sa robe orange et lisse, le potimarron se révèle être très coriace. Plus résistant qu’un morceau de bois, pourrait-on même dire. Le couper en 2 fut une épopée qui s’est finie à 200° dans le four. Farci avec des oignons et du steak haché, le potimarron faisait moins le fier.

Résultat : c’était bon mais loin d’être exceptionnel et la difficulté pour le couper ne me donne pas envie de me frotter à nouveau avec la courge à peau dure.

Après avoir débroussaillé le terrain à coups de machettes, j’ai testé la courge butternut. Les plaisirs de sa saveur douce et de sa chair tendre m’avaient été contés plusieurs fois. Nul besoin de tronçonneuse pour la découper en petits cubes, un filet d’huile d’olive pour capturer les saveurs… Et le sort en était jeté (au four).

Résultat : C’était très bon. Ca a le goût de châtaigne et de patate douce, c’est assez sucré donc je comprend pourquoi j’avais vu des recettes salées et sucrées. La prochaine fois, j’essaierai en purée, ça doit être excellent (ça doit ressembler à de la purée de carotte en plus sucré).

 

L’aventure c’est l’aventure ! La découverte de la Butternut m’ayant remotivé dans mes explorations, je me suis dirigée vers la « courge spaghetti ». Un nom comme ça mérite un détour, non ? Et ben non. J’ai fait le détour, j’ai vidé, j’ai gratté, j’ai cuisiné, j’ai goûté, j’ai accommodé, j’ai mangé.

Résultat : C’est pas très bon. C’est un peu amer comme de la courgette pas bien cuite. La texture est étrange, molle mais ferme (al dente). La forme est rigolote mais bon, ce n’est pas non plus à se tordre de rire, soyons franc. Et au final, ça ressemble plus à de la choucroute qu’à des spaghettis ou à de la courge. Donc si vous n’êtes pas amateur de choucroute...

 

Mes souvenirs du pays des courges sont donc assez mitigés, à part pour la courge Butternut qui mérite le voyage. Si vous vous lancez dans l’aventure, envoyez-moi une carte postale !

 

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03 novembre 2009

Une adresse à croquer

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Avis aux amateurs de bonne cuisine ! J’ai trouvé le paradis en plein cœur de Paris : une librairie gourmande dont les rayonnages sont entièrement consacrés aux plaisirs gustatifs. Salé, sucré, mitonné, allégé, allergique, étranger, vous y trouverez forcément votre bonheur, quelles que soient les recettes que vous cherchez.

En entrant dans cette librairie, on a l’impression d’être dans une bibliothèque municipale tellement les rayonnages sont bourrés à craquer. Et comme dans les bibliothèques, il y a des rayons « Histoire » et « Géographie » mais ici, tout est en rapport avec la cuisine ! Les étagères sont soigneusement étiquetées et toutes les formes de cuisines y sont présentées. Espagne, Italie, Portugal, Etats-Unis… de nombreux pays y sont détaillés « par le menu ».

On découvre également un coin charcuteries, légumes, recettes juives, menus rapides, cuissons lentes, cuisine moderne et cuisine traditionnelle…

Pour la pâtisserie, c’est à l’étage du dessus. Des livres de recettes classiques côtoient les ouvrages les plus inventifs. Les financiers Ladurée sont à deux reliures d’un livre qui classe les petits gâteaux par texture ! Moelleux ? Croustillant ? C’est le genre de livre introuvable... qui pullule ici.

Pour les amateurs de V.O, la librairie a également un rayon de recettes en version originale. De quoi plonger au cœur d’un tea time, d’un bar à tapas ou dans la dolce vita dès la lecture de la recette.

Petite mise en garde pour tous ceux qui sont friands de livres de cuisine : ces livres sont une vraie tentation. En entrant dans cette librairie, vous risquez fort de repartir avec un petit quelque chose !

La cerise sur le gâteau ? Les libraires sont d’excellent conseil.


Mes achats :

Les 100 meilleurs desserts

ESI éditions / Collection Cuisine Savoureuse

 

Le grand livre Marabout de la cuisine facile.

Editions Marabout.

 

L’adresse :

92/96 rue Montmartre

75002 Paris

http://www.librairiegourmande.fr/boutique/

 

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20 octobre 2009

Drouot, des portes ouvertes sur un monde clos

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Mythique et mystérieux, l’hôtel Drouot est la plus grande salle de ventes aux enchères d’Europe.

 Quand on pose le pied sur le sol de Drouot, nul besoin d’appareil photo pour se sentir touriste. C’est justement ce qu’on est venu chercher : des émotions, du dépaysement et des souvenirs. Drouot est un territoire à part avec ses codes, sa population, sa langue et ses marchandises. Le tourisme de masse n’étant pas encore développé pour cette destination, il n’y a pas de circuit organisé. Il faut donc rester discret et se laisser porter par le courant pour découvrir les particularités de chaque région.

Le lieu a ses codes et on apprend vite qu’à Drouot, un geste déplacé peut coûter cher. Des réflexes anodins, comme se gratter le nez ou cligner des yeux, prennent ici une tournure complètement différente. Un index levé malencontreusement ? vous voilà acquéreur d’un magnifique santon provençal du 19ème siècle. On vous aura prévenu.

 Une organisation bien rodée

Attention donc à ne pas attirer l’attention du chef de clan, appelé « commissaire priseur ». C’est lui qui mène la danse. Du haut de son estrade, il voit tout, il sait tout, et tout le monde lui obéi. Il parle une langue composée essentiellement de chiffres qui augmentent graduellement et son phrasé est typique : « c’est pris », « retiré », « bien vu », « nous vendons ». Les commissionnaires présentent les objets, par un ou par lot, on distribue des bons aux valeureux gagnants des joutes d’index, on bouscule, on veut voir, on veut passer, on veut entrer, on veut sortir.

Les marchandises se trouvent sur des étals, souvent sous vitrines. Bien loin des merveilles imaginées avant le voyage, l’artisanat local se rapproche finalement de la verroterie. Vases ébréchés, fauteuils éventrés, aquarelles passées… ce qui ne mériterait que la poubelle dans le monde normal, fait ici l’objet de bousculades et de luttes acharnées. Leur conscience accrue de l’écologie les incite à recycler tous les objets présentés dans de nouvelles mains.

Objets anciens et vieux acheteurs

La population est aussi disparate que les marchandises présentées. La plus part des classes sociales sont présentes mais la démographie est très spécifique. La tranche des 45-70 ans est surreprésentée, les jeunes sont quasiment absents. Seules quelques femmes âgées semblent résister. Est-ce grâce à l’épais bouclier de poudre qu’elles s’appliquent sur le visage ?  Sont-elles actives ou justes tolérées au sein du culte de la poussière ?

Dans ce monde de velours rouge et de vestes en laine, de cheveux blancs et d’écharpes en soie, de bois vermoulu et de dorures passées, la seule incursion du monde extérieur est le téléphone. La population locale se bat depuis quelques temps contre cet ennemi invisible qui gagne presque à tous les coups. Dure réalité pour ce petit monde qui essaie également de survivre face aux nouveaux agresseurs de la tribu EBAY.

Si vous souhaitez à votre tour effectuer un séjour en Drouot, préparez bien votre voyage en consultant le calendrier de la météo locale. Décevant par beau temps, c’est sous un ciel électrique et vibrant que Drouot vous révèlera son véritable caractère.

 

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01 octobre 2009

Repeat after me

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Non, l’adolescence ne se résume pas à des boutons, une voix qui mue et une série d’humiliations publiques en milieu écolier. Aussi incroyable qu’il puisse paraître, il y avait  aussi d’immenses joies. Ricaner (bêtement) avec sa meilleure amie (labellisée depuis 2 semaines), pleurer devant des films d’ado, sentir en soi le pouvoir de changer le monde, et écouter de la musique. Mais pas n’importe comment.

Que celui qui n’a JAMAIS écouté de la musique dans une obscurité plus ou moins totale, en se disant que Cabrel (ou Nirvana) c’est trop beau, qu’il est le seul à nous comprendre… Que celui-là me jette le premier single à la figure.

Quand on est adolescent, on vit la musique à fond. Pour peu qu’on soit en plein drame sentimental (moi je l’aime à la folie, lui, il ne me connaît même pas), chaque chanson d’amour devient une douce torture dans laquelle on se complait. Et si en plus c’est une chanson triste, alors là, c’est le pompon, le summum, le pied.

C’est là que la touche « repeat » entre en action. Parce que c’est bien beau d’être en phase avec Francis ou Kurt, mais s’il faut se lever à chaque fois pour remettre la chanson, ça casse la montée de larmes, ça rompt le blues, ça empêche de se sentir triste, malheureux et incompris. Ça empêche de se sentir bien. Au fond du gouffre certes, mais bien.

Grâce à cette fameuse touche « repeat », on peut écouter la chanson 20 fois de suite, sans avoir à lever le petit doigt, et sans en avoir marre. Et 10 ou 15 ans après, on s’étonne de connaître encore les paroles par cœur ?

On se morfond seul( e) ou en groupe, en fumant des cigarettes, allongé(es) sur un tapis. On se laisse envahir par la musique, par les paroles, on communie dans un même élan de morosité. Allongées sur la moquette, tout colle à notre état d’esprit, à notre situation. On n’a même pas besoin de parler puisque le chanteur le fait pour nous. Il chante nos pensées.

Pourquoi parler de ça, me demanderez-vous. Parce que la semaine dernière, j’ai mis cet excellent CD *que j’avais déjà écouté de nombreuses fois, et allez savoir pourquoi, ce soir-là, j’ai accroché sur une chanson et j’ai retrouvé mes 15 ans. Je n’arrivais plus à arrêter de l’écouter. La mélodie me transportait, les paroles me touchaient. Il ne me manquait plus que le sac à dos et les problèmes de peau. Oxymorons un peu : j’étais prise d’une joyeuse tristesse. J’avais grandi, la chanson ne correspondait pas à ma situation, mais c’était tellement bon de se laisser aller ainsi…

 Et vous, quelle chanson avez-vous écouté en boucle ?

 

* excellent CD tiré d’un excellent film que je vous recommande chaudement «  Good Morning England ». Toute l’ambiance des radios pirates (avant que les radios libres soient libres) ajouté à l’humour anglais potache... un régal avec une BO incroyable.

 

 

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14 septembre 2009

Madame Bovary et moi

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Madame Bovary et moi avions fait connaissance il y a quelques temps, nous avions bien sympathisé. J’avais donc décidé de les emmener en vacances, elle et son père Gustave Flaubert.
Emma Bovary est une jeune femme charmante, rêveuse, qui s’abreuve de romans d’amour dans sa campagne natale. Elle a rencontré un jeune médecin qui est tombé follement amoureux d’elle. Il faut dire qu’Emma est d’une grande beauté et son élégance naturelle en fait une personne hors du commun, surtout en pleine campagne normande. Son mari est très gentil mais franchement, il ne fait pas l’affaire. Elle s’en rend compte rapidement et réalise que sa vie va être médiocre, sans éclat, sans paillettes. Elle qui rêve tant de mener la grande vie à Rouen ou à Paris ! Du coup, Emma n’est pas ce qu’on pourrait appeler une femme heureuse. Elle va de déceptions en déceptions, la tristesse s’installe, les amants lui font plus de mal que de bien... Elle se débat pour ne pas couler sous cette petite vie qui l’étouffe mais rien n’y fait, elle avance inexorablement vers sa triste fin.

Il y a plus joyeux pour une lecture estivale, me direz-vous. Certes. Et pourtant, l’emporter avec moi en vacances m’a permis d’avoir plus de temps pour apprécier chaque phrase du roman, car l’écriture de Flaubert est réellement sublime. Les dialogues ont pris un coup de vieux, mais l’ensemble du roman est d’une grande modernité. Pour beaucoup, ce roman doit rappeler les bancs de l’école, les fiches de lecture, la peur de la mauvaise note. Ceux-là ont certainement trouvé le livre long, pas toujours intéressant et l’écriture ampoulée. Pourtant, l’avantage de lire un tel livre de son plein gré, c’est qu’on en apprécie mieux chaque mot, chaque tournure de phrase, chaque subtilité. Flaubert nous régale alors avec son style très maîtrisé. En une tournure de phrase, l’anodin devient terrible, le quotidien devient carcan, l’habitude devient exaspérations. Il décrit avec une justesse incroyable les pensées d’Emma Bovary et sa chute progressive dans un désespoir profond et total.

Alors le temps d’un livre, oubliez vos préjugés et vos angoisses écolières et plongez dans ce livre qui a révolutionné la littérature ! Certes, il n’y a pas de suspense haletant comme dans le Da Vinci Code, certes, l’histoire ne se finit pas en happy end comme dans un Marc Levy. Mais c’est aussi ça qui fait la différence entre un roman de plage et la grande littérature.

Au dos du livre : « C'est l'histoire d'une femme mal mariée, de son médiocre époux, de ses amants égoïstes et vains, de ses rêves, de ses chimères, de sa mort. C'est l'histoire d'une province étroite, dévote et bourgeoise. C'est, aussi, l'histoire du roman français. Rien, dans ce tableau, n'avait de quoi choquer la société du Second Empire. Mais, inexorable comme une tragédie, flamboyant comme un drame, mordant comme une comédie, le livre s'était donné une arme redoutable : le style. Pour ce vrai crime, Flaubert se retrouva en correctionnelle. Aucun roman n'est innocent : celui-là moins qu'un autre. Lire Madame Bovary, au XXIe siècle, c'est affronter le scandale que représente une œuvre aussi sincère qu'impérieuse. Dans chacune de ses phrases, Flaubert a versé une dose de cet arsenic dont Emma Bovary s'empoisonne : c'est un livre offensif, corrosif, dont l'ironie outrage toutes nos valeurs, et la littérature même, qui ne s'en est jamais vraiment remise. »

Un travail incroyable a été réalisé pour scanner toutes les pages des manuscrits de Flaubert. Vous pourrez les feuilleter à cette adresse et admirer le travail d’écriture, de réécriture, de ré ré ré écriture… www.bovary.fr

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02 septembre 2009

La parisienne en vacances

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Cet été, j’ai eu l'immense plaisir d’aller me faire rôtir sous le soleil Corse. Beau temps, belles plages, eau turquoise… La carte postale ne ment pas, la Corse, c’est vraiment beau. L’autre réputation de la Corse, ce sont les Corses : leur caractère de cochon, leur mépris des touristes, leur côté sectaire et autres politesses. Pour le coup, nous avons été très agréablement surpris de constater la gentillesse et l’amabilité des Bastiais. Et à de nombreuses reprises. C’est dire.
Vous trouverez les bonnes adresses à la fin de cet article.
Passons aux mauvaises, ou plutôt à LA mauvaise, très mauvaise. Le zéro pointé. Le ouuuuuuuuuuuuuuuuuh de la honte. Il s’agit d’un « restaurant » à St Florent. Idéalement situé sur la petite place face au port, nous avons été attiré par la grande terrasse ombragée de « La maison des pizzas ».
Par 40° à l’ombre, nous nous installons et observons le ballet des serveurs. Ils sont à peu près 128 pour 5 tables et tourbillonnent comme des mouches. En 5 minutes, 4 serveurs différents viennent nous demander si nous avons choisi. Nous finissons par nous décider pour 2 « salades de poulet grillé aux pignons et au maïs », 1 salade Casa Grande aux cubes de jambon et cubes de gruyère, et 1 pizza. Après avoir eu largement le temps de saliver sur le poulet grillé, les cubes de jambon etc… les salades arrivent. Et là, c’est le drame.
Dans une grande assiette en verre, 4 feuilles de salades sont disposées. Dessus, les morceaux de poulet semblent bouillis, les pignons sont absents, les grains de maïs se comptent sur les doigts d’une main.
L’autre salade ressemble à une salade qu’on ferait à la maison, avec les restes, un jour où on n’a vraiment, mais alors vraiment pas envie de faire d’effort.
Ils nous ont pris pour de simples touristes du continent ?? Ils croient qu’on n’oseraient jamais râler sur le continent ?? Ils ne savaient pas sur qui ils étaient tombés !
Les salades « au poulet grillé » sont renvoyées en cuisine immédiatement. Le serveur/patron n’a même pas chercher à se défendre. Comme dirait ma grand mère, « qui se sent morveux se mouche ». Les salades reviennent bien appétissantes, bien garnies, bien grillées, avec plein de pignons et des petits morceaux d’ananas en plus.

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Sur ce, nous commandons une bouteille d’eau. Elle arrive mais elle n’a pas les petites gouttelettes de fraîcheur qui perlent contre le verre. Elle est à température ambiante (je vous rappelle qu’il faisait 40°…). La bouteille est posée sur la table, je pose la main dessus pour vérifier la température, et en demande une autre, plus fraîche. Pour la reprendre, le serveur pose un café sur la table, prend la bouteille et repart. Sans le café. Il revient avec une bouteille fraîche, repart, revient chercher le café (froid) et le redépose sur une autre table. Nan mais les fous dans ce restaurant !! Leur étiquette "Recommandé par le Lonely planet" ils l'ont piqué à une autre terrasse???
Un serveur vient nous débarrasser et pose la question usuelle « Ca a été ? ». Il ne devait pas s’attendre à notre réponse.
Finalement, ils nous ont offert une partie de l’addition, et nous avons eu de belles salades. Comme quoi, être un râleur de parisien, ça vaut parfois le coup.


Hôtel Central
Rue Miot
Bastia
Le petit jardin intérieur où vous offrira un cadre très agréable pour prendre un bon petit-déjeuner.

La boulangerie juste à côté fait de délicieuses tartes salées maison pour un prix très raisonnable.

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31 août 2009

This is end...

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Yes, mes only friends… Comme vous vous en êtes sûrement rendu compte sur le périphérique (ou sur n'importe quel axe routier ou transport en commun), c’est la fin des vacances. On les a attendus toute l’année, on a barré les jours au fur et à mesure sur le calendrier, compté les heures de travail qui restaient avant la serviette de plage, ça n’en finissaient pas. La dernière semaine s’est achevée, on a fait sa valise en vitesse, et enfin, on est parti.

En vacances, on a eu d’autres soucis, de la plus haute importance : quel maillot de bain mettre aujourd’hui ? Est-ce que l’eau sera aussi bonne qu’hier ? Est-ce qu’il reste de la crème dans le tube ? Tu m’échanges ton ELLE contre mon BIBA ?

Et pourtant, le temps de tremper ses orteils dans l’eau, le temps d’étendre sa serviette de plage sur le sable chaud, le temps d’étaler la crème solaire, d’aérer les robes légères, il est déjà temps de rentrer.

Et là, quand le réveil sonne et qu’il est grand temps de se lever, on réalise que les vacances sont bel et bien finies, et qu’il va falloir attendre l’année prochaine pour recommencer à avoir du sel dans les cheveux et du sable sur la peau.

Histoire d’enfoncer le clou, septembre, c’est demain. Tant qu’on est en août, ça fait encore illusion. Tant qu’on est en août, c’est encore les vacances, même si on a repris le travail. Mais septembre, c’est le début des « brrrr » et des glagla, c’est la saison des parapluies et des coupes vent. Septembre, c’est la rentrée, pour tout le monde. Et ça, c’est pas du tout la « vacances attitude ».

D’ici aux prochaines vacances, il y a 52 tirages de l’Euromillion que je compte ne pas rater, histoire de rentabiliser un peu plus ma serviette de plage…

Face à cette année de crise qui nous attend encore, face à la grippe A qui va nous faire passer un super hiver, je souhaite à tous les anciens vacanciers, très sincèrement et du fond du cœur, bon courage.


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13 juillet 2009

La suite du voyage…

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Après avoir pris la température de Montréal, il était temps de découvrir un Québec plus typique. Prochain arrêt : Québec City.

Pour y aller, nous avons pris « le Chemin du Roy », la plus vieille route carrossable du Canada. La route est historique, touristique, sublime. Après 10 000 arrêts pour prendre des photos, nous sommes enfin arrivés à Québec.

Pour voir les photos du Chemin du Roy, c'est ici

Le Château Frontenac et l’édifice Price brillaient dans la nuit, de toute leur grandeur et leur majesté.
Le lendemain, sous un soleil radieux, nous avons eu la chance de découvrir la ville en étant seuls, ou presque. La rue du petit Champlain était quasi désertique, les restaurants attendaient les clients, la ville était à nous.
Évidemment, nous avons vu le château Frontenac. Par contre, nous avons découvert (et pour le coup, on a été super déçus) que c’était un hôtel, et que ça avait toujours été un hôtel. Moi qui pensais que c’était une demeure de maître, la résidence du gouverneur ou quelque chose comme ça. Mais non, c’est un hôtel. Bon bah…ok. Ça ne nous a pas empêché de le prendre en photo, je vous rassure. Mais quand même, c’était la fin d’un mythe.

En résumé vraiment résumé, la vieille ville est très agréable, la haute ville est agréable. Le téléphérique, qui relie les 2 est pratique mais pas indispensable. Le guide vert nous a fait faire de chouettes balades, des circuits qui nous ont permis d’avoir des explications sur le très connu, et des découvertes de choses moins connues. Un musée m’avait un peu tapé dans l’œil : le musée des Civilisations. Ça a été un peu compliqué avec les jours d’ouverture, les horaires etc. Finalement, c’était un jour gratuit (c’est toujours appréciable). Nous avons fait une expo très ludique sur l’histoire du Canada qui nous a permis de prendre conscience de la construction d’un pays à partir de rien. Pour ceux qui ont déjà joué à Sim City, c’est un peu pareil, mais pour un pays, et dans la vraie vie. Il y avait aussi une problématique que nous n’aurions jamais pu saisir sans cette expo : l’identité des Québécois. Ils sont Québécois avant d’être Canadiens, ils ne parlent pas la même langue que le reste du pays, n’ont pas la même culture… Ils se sentent cernés comme Astérix au milieu d’américains, ont l’impression d’être une population en danger d’extinction. Incroyable pour nous qui parlons français le plus naturellement du monde, d’imaginer que pour eux c’est un combat, une revendication, une façon de survivre. On comprend mieux pourquoi les anglicismes sont bannis du langage, et pourquoi c’est le drapeau québécois qui flotte au vent, et pas le drapeau canadien.
Je vous conseille vivement cette expo, et celle sur les amérindiens.

Sinon, Québec ne nous a pas laissé le souvenir d’une ville animée, à l’ambiance délirante et aux bars branchés. Je dirai même, assez mort. Les cuisines des restaurants ferment à 21h, il ne faut pas traîner pour manger sinon, le personnel vous fait gentiment comprendre que maintenant, faut y aller m’sieurs dame. Pour les bonnes adresses, je les voilà.

Le Charbon
(à côté de la gare)
Steak House avec une belle déco, de bons produits (le filet mignon de veau est à tomber) mais une ambiance un peu froide.

Le petit cochon dingue
Petite boutique dans la ville basse, ambiance « fait maison » avec des tartes de toutes sortes, faites sur place, sous vos yeux. La meilleure tarte au sucre du pays apparemment. L’ambiance est très british, les plats excellents et les pâtes sont aussi faites maison. Idéal pour le repas du midi, je lui mets la panoplie complète des étoiles du rapport qualité/prix. Le plus dur restant de choisir tellement tout fait envie…



Pour les photos de Québec, je vous met ça bientôt...

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24 juin 2009

Le retour du petit Caribou

Ok, ce n'est plus dans le vif du sujet, mais bon, mieux vaut tard que jamais...  Voilà une première partie de mes impressions québéquoises...
Montréal est une ville vraiment à part, un mix entre l’art de vivre anglais, la tradition française et la culture américaine. En images, ça donne : des petites maisons colorées, des petits immeubles en briques rouges, des grands buildings en verre. Les gens sont attablés aux terrasses des cafés, mais beaucoup se baladent dans les rues avec un gros gobelet en carton. Quand je dis gros, c’est gros (si vous prenez moins de 500ml, vous êtes un petit joueur !). Ce qui est rigolo, c’est qu’en demandant un « small » (qui fait déjà bien ses 300ml), et en ne demandant ni sucre, ni crème, ni lait, les vendeurs n’en revenaient pas. « A small ? Black ??? » J’ai eu l’impression d’être un cow boy… Hé oué mon p’tit gars, ton jus de chaussette, y’m’fait pas peur !

On s’est baladé dans cette grande ville comme on se serait promené dans une petite ville de province. L’ambiance est détendue, chaleureuse, les gens sont sympathiques et toujours prêts à rendre service. Même les mendiants sont polis ! Ça fait très cliché, mais c’est vrai.

Par contre, niveau alimentation, ce n’est pas très varié… Il y a les « steak house » et les resto de burgers. Et des restaurants français, mais bon, vous en conviendrez, ce ne serait pas forcément une grande découverte. Montréal est apparemment connue comme étant la ville qui n’a pas de restaurant typique. Le seul que j’ai trouvé était à Québec, et c’était hors de prix. Donc au bout d’un moment, les hamburgers, les bagels, les œufs brouillés, les bacons et les trucs dans le genre, on s’en lasse. Et puis bon, si vous faites un poil attention à votre ligne, c’est pas facile de trouver un repas sans frites.
Les steak house sont très bien, si vous aimez manger beaucoup de viande ou si vous avez un lion à la maison. Parce que, encore une fois, les tailles sont XXL. La petite entrecôte fait 250g, les autres morceaux sont de vrais pavés (si si, comme les pavés dans la rue !) et les côtes de bœuf rassasieraient un ours affamé. Heureusement, la Black Angus des plaines de l’Alberta est une vraie gourmandise et se retrouve à presque finir son assiette.

Mon quartier préféré aura été Le Plateau : petits immeubles d’un étage, petits commerces sympathiques, petits restos, mini marché bio… C’est carrément l’ambiance bobos, j’adore. Si vous y allez, je vous conseille vivement d’aller manger un bagel au « St Viateur », un restaurant de bagels qui les produit sur place. Un pure délice ! La vitrine s’ouvre par beau temps et on profite d’un dedans-dehors très agréable. La rue St Denis montréalaise est aux antipodes de la parisienne. La rue est remplie de café à terrasses, de brûleries, de bars, de marchands de glace… C’est presque la Dolce vita !

Comme une image vaut mieux que mille mots, je vous laisse quelques photos… en espérant que vous aurez du fun à les regarder !

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et d'autres photos bientôt...

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09 juin 2009

Home Sweet Home (ou Le jour où j’ai rencontré Yann Arthus Bertrand)

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Oui, j’ai rencontré YAB. Je pourrais sauter, crier, chanter de joie, mais non. Parce que j’ai frémi, et maintenant, je réagis.
Vendredi soir, jusqu’à 9,5 millions de téléspectateurs ont admiré le film HOME de Yann Arthus-Bertrand.
Samedi soir, avec 1 jour de retard sur tous ces gens, j’ai assisté à une projection du film AVEC Yann Arthus-Bertrand (j’ai eu l’impression de rencontrer Gandhi…).
J’espère que ces 9,5 millions de consciences ont ressenti la même chose que moi : un mélange d’admiration béate devant la beauté du monde, et de frisson d’horreur devant ce que nous en faisons.
J’espère de tout mon cœur que ces 9,5 millions de téléspectateurs français, plus les internautes, plus les spectateurs des 130 pays où le film a été diffusé, plus les internautes du monde entier, auront la même envie que moi de faire bouger les choses. À nous tous, on devrait bien arriver à faire quelque chose, non ? YAB a bien réussi à lancer son film simultanément dans plus de 100 pays, gratuitement, pour que tout le monde y ait accès…

Nicolas Sarkozy a vu le film. Il a donné une copie à Barack Obama.
Jean-Louis Borloo a vu le film et a demandé 150 copies pour les diffuser à tous les préfets.
Ce film nous donne une sorte de mission : aider à changer les mentalités, accompagner les gens dans leurs démarches… Évidemment, tout le monde n’a pas un copain président des Etats Unis à qui donner le film, mais bon, on peut tous faire quelque chose. Si, si.

Beaucoup de gens disent qu’à notre petit niveau, on ne peut pas faire grand chose. C’est sûr que les actions des gouvernements ont plus d’ampleur. Mais comme disait la pub, « Il n’y a pas de petit geste quand on est 60 millions à les faire ». Alors imaginez ce que ça pourrait donner à l’échelle de tous ceux qui verront le film…

À mon « petit niveau », j’agissais déjà à travers la consom’action.
D’accord, tout le monde nous tanne avec ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire, et au bout d’un moment, c’est vrai on peut en avoir marre. Pourtant, c’est vraiment tout bête d’avoir une bonne conscience écologique. En plus, on fait des économies (qu’on peut réinvestir dans les produits Bio par exemple).

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur l’écologie, sur les réflexes de consommation… Mais vous, qu’en pensez-vous de tout ça ? Que faites-vous au quotidien (ou de temps en temps) pour notre belle planète ? Et si j’ouvrai un nouveau blog, avec des conseils faciles pour devenir un consom’acteur responsable, ça vous intéresserait ?

À vous de jouer…

« Ce qui est important, ce ne sont pas les 50 % de la forêt qui ont disparu, mais les 50 % qui restent. Ce qui est important, c’est qu’aujourd’hui nous sommes six milliards d’intelligences pour agir. Ce film devra faire comprendre que nous avons tous une responsabilité et que nous pouvons tous agir à notre échelle »

http://www.france.cl/spip.php?article2126

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