30 novembre 2009
Les yeux dans les yeux avec Ariane Moffatt
Connaissez-vous Ariane Moffatt ? C’est une chanteuse québécoise que j’ai eu la chance de voir en concert ultra privé. On était 50 dans la salle, mais je peux vous dire qu’elle nous a offert un spectacle digne des plus grandes scènes. Et ça, c’est digne d’une grande artiste à suivre de très près…
À suivre de très près parce qu’elle m’a fait comprendre ce que voulait dire : «c’est un artiste généreux»
Elle est venue jouer au fin fond des Yvelines, à Plaisir, dans une petite salle de 300 personnes, où seulement 50 billets avaient été vendus. Elle a joué quand même et elle a quand même tout donné. Plus d’un chanteur aurait joué 4 chansons et serait parti. On aurait compris mais bon, on n’aurait pas forcément fait de pub derrière…
Avec Orly Chap en première partie du concert, la soirée ressemblait à une fête d’anniversaire raté. Mais dès son entrée, Ariane Moffatt a métamorphosé la scène. Sa générosité et son énergie ont transformé le concert en un moment exceptionnel. Proche, professionnelle, dynamique… cette bête de scène nous a entraîné dans son univers énergique et poétique en nous regardant droit dans les yeux.
À suivre de très près parce que ses chansons vont devenir des tubes
Bah oui, la musique, c’est quand même le plus important dans un concert. Ariane Moffatt se situe entre Camille (avant qu’elle devienne foldingue), Keren Ann, et des musiques plus électro selon les chansons. Parmi ses futurs tubes incontournables, il y a bien évidemment « Je veux tout », « Réverbère » (mes deux préférées qui bougent) mais aussi « Briser un cœur » et d’autres plus douces, plus mélodiques en piano-voix très pudique ( "Tes invectives"). Entre compositions et reprises, Ariane nous a fait partager sa vision de la vie, de l’amour et de sa belle province du Québec.
À suivre de très près parce qu’elle a été sympa, accessible et drôle
Avant chaque chanson, Ariane Moffatt nous a mis en conditions. Un contexte, un état d'esprit, un ciel plein d’étoiles filantes… avant même la première note, le voyage avait déjà commencé. Mais Ariane n'est jamais restée bien longtemps sans faire un peu d’esprit : jeux de mots et petites blagues ont donné un côté très chaleureux à ce concert. Après un rappel généreux en chansons, en émotions et en découvertes, Ariane est venue voir son public si nombreux pour signer des affiches, discuter avec nous, prendre des photos… Vraiment sympa comme fille (et on avait le même «veston »!)
Si on rajoute à tout ça les musiciens géniaux, un batteur exceptionnel et de belles découvertes musicales, vous comprendrez pourquoi j’ai été autant enchantée par ce concert.
Allez vite écouter Ariane Moffatt à la Fnac, sur Deezer ou en concert avant qu’elle joue à guichet fermé…
02 septembre 2009
La parisienne en vacances
Cet été, j’ai eu l'immense plaisir d’aller me faire rôtir sous le soleil Corse. Beau temps, belles plages, eau turquoise… La carte postale ne ment pas, la Corse, c’est vraiment beau. L’autre réputation de la Corse, ce sont les Corses : leur caractère de cochon, leur mépris des touristes, leur côté sectaire et autres politesses. Pour le coup, nous avons été très agréablement surpris de constater la gentillesse et l’amabilité des Bastiais. Et à de nombreuses reprises. C’est dire.
Vous trouverez les bonnes adresses à la fin de cet article.
Passons aux mauvaises, ou plutôt à LA mauvaise, très mauvaise. Le zéro pointé. Le ouuuuuuuuuuuuuuuuuh de la honte. Il s’agit d’un « restaurant » à St Florent. Idéalement situé sur la petite place face au port, nous avons été attiré par la grande terrasse ombragée de « La maison des pizzas ».
Par 40° à l’ombre, nous nous installons et observons le ballet des serveurs. Ils sont à peu près 128 pour 5 tables et tourbillonnent comme des mouches. En 5 minutes, 4 serveurs différents viennent nous demander si nous avons choisi. Nous finissons par nous décider pour 2 « salades de poulet grillé aux pignons et au maïs », 1 salade Casa Grande aux cubes de jambon et cubes de gruyère, et 1 pizza. Après avoir eu largement le temps de saliver sur le poulet grillé, les cubes de jambon etc… les salades arrivent. Et là, c’est le drame.
Dans une grande assiette en verre, 4 feuilles de salades sont disposées. Dessus, les morceaux de poulet semblent bouillis, les pignons sont absents, les grains de maïs se comptent sur les doigts d’une main.
L’autre salade ressemble à une salade qu’on ferait à la maison, avec les restes, un jour où on n’a vraiment, mais alors vraiment pas envie de faire d’effort.
Ils nous ont pris pour de simples touristes du continent ?? Ils croient qu’on n’oseraient jamais râler sur le continent ?? Ils ne savaient pas sur qui ils étaient tombés !
Les salades « au poulet grillé » sont renvoyées en cuisine immédiatement. Le serveur/patron n’a même pas chercher à se défendre. Comme dirait ma grand mère, « qui se sent morveux se mouche ». Les salades reviennent bien appétissantes, bien garnies, bien grillées, avec plein de pignons et des petits morceaux d’ananas en plus.
Sur ce, nous commandons une bouteille d’eau. Elle arrive mais elle n’a pas les petites gouttelettes de fraîcheur qui perlent contre le verre. Elle est à température ambiante (je vous rappelle qu’il faisait 40°…). La bouteille est posée sur la table, je pose la main dessus pour vérifier la température, et en demande une autre, plus fraîche. Pour la reprendre, le serveur pose un café sur la table, prend la bouteille et repart. Sans le café. Il revient avec une bouteille fraîche, repart, revient chercher le café (froid) et le redépose sur une autre table. Nan mais les fous dans ce restaurant !! Leur étiquette "Recommandé par le Lonely planet" ils l'ont piqué à une autre terrasse???
Un serveur vient nous débarrasser et pose la question usuelle « Ca a été ? ». Il ne devait pas s’attendre à notre réponse.
Finalement, ils nous ont offert une partie de l’addition, et nous avons eu de belles salades. Comme quoi, être un râleur de parisien, ça vaut parfois le coup.
Hôtel Central
Rue Miot
Bastia
Le petit jardin intérieur où vous offrira un cadre très agréable pour prendre un bon petit-déjeuner.
La boulangerie juste à côté fait de délicieuses tartes salées maison pour un prix très raisonnable.
24 juin 2009
Le retour du petit Caribou
Ok, ce n'est plus dans le vif du sujet, mais bon, mieux vaut tard que jamais... Voilà une première partie de mes impressions québéquoises...
Montréal est une ville vraiment à part, un mix entre l’art de vivre anglais, la tradition française et la culture américaine. En images, ça donne : des petites maisons colorées, des petits immeubles en briques rouges, des grands buildings en verre. Les gens sont attablés aux terrasses des cafés, mais beaucoup se baladent dans les rues avec un gros gobelet en carton. Quand je dis gros, c’est gros (si vous prenez moins de 500ml, vous êtes un petit joueur !). Ce qui est rigolo, c’est qu’en demandant un « small » (qui fait déjà bien ses 300ml), et en ne demandant ni sucre, ni crème, ni lait, les vendeurs n’en revenaient pas. « A small ? Black ??? » J’ai eu l’impression d’être un cow boy… Hé oué mon p’tit gars, ton jus de chaussette, y’m’fait pas peur !
On s’est baladé dans cette grande ville comme on se serait promené dans une petite ville de province. L’ambiance est détendue, chaleureuse, les gens sont sympathiques et toujours prêts à rendre service. Même les mendiants sont polis ! Ça fait très cliché, mais c’est vrai.
Par contre, niveau alimentation, ce n’est pas très varié… Il y a les « steak house » et les resto de burgers. Et des restaurants français, mais bon, vous en conviendrez, ce ne serait pas forcément une grande découverte. Montréal est apparemment connue comme étant la ville qui n’a pas de restaurant typique. Le seul que j’ai trouvé était à Québec, et c’était hors de prix. Donc au bout d’un moment, les hamburgers, les bagels, les œufs brouillés, les bacons et les trucs dans le genre, on s’en lasse. Et puis bon, si vous faites un poil attention à votre ligne, c’est pas facile de trouver un repas sans frites.
Les steak house sont très bien, si vous aimez manger beaucoup de viande ou si vous avez un lion à la maison. Parce que, encore une fois, les tailles sont XXL. La petite entrecôte fait 250g, les autres morceaux sont de vrais pavés (si si, comme les pavés dans la rue !) et les côtes de bœuf rassasieraient un ours affamé. Heureusement, la Black Angus des plaines de l’Alberta est une vraie gourmandise et se retrouve à presque finir son assiette.
Mon quartier préféré aura été Le Plateau : petits immeubles d’un étage, petits commerces sympathiques, petits restos, mini marché bio… C’est carrément l’ambiance bobos, j’adore. Si vous y allez, je vous conseille vivement d’aller manger un bagel au « St Viateur », un restaurant de bagels qui les produit sur place. Un pure délice ! La vitrine s’ouvre par beau temps et on profite d’un dedans-dehors très agréable. La rue St Denis montréalaise est aux antipodes de la parisienne. La rue est remplie de café à terrasses, de brûleries, de bars, de marchands de glace… C’est presque la Dolce vita !
Comme une image vaut mieux que mille mots, je vous laisse quelques photos… en espérant que vous aurez du fun à les regarder !
30 avril 2009
Nom d’un petit Caribou !
Le 30 avril, pour vous, c’est une date comme les autres. Pourtant, sur mon calendrier, c’est entouré en rouge. Parce que le 30 avril, je m’envole au pays du sirop d’érable.
Nous avons nos billets d’avion depuis plusieurs mois mais c’est seulement depuis quelques semaines que les choses se sont brusquement accélérées. C’est un peu le problème des billets pris longtemps à l’avance : on reste sur l’idée que le voyage, c’est dans longtemps. Sauf qu’un jour, le voyage, c’est dans 2 mois. Et que 2 mois, ça passe super vite. Surtout quand on a 3 semaines à organiser soi-même de A à Z.
Je me suis alors plongée dans les premières joies du voyage : les préparatifs.
Phase 1 : choisir les guides de voyage.
Ça n’a pas été une mince affaire parce que les guides proposés ne me faisaient pas vraiment rêver. Ils n’avaient pas de photos, pas d’idées de parcours, rien ne ressortait, le « guide du routard » était plus un bottin qu’un guide de voyage… Normalement, le voyage commence en feuilletant les pages du guide. Là, non.
J’ai finalement trouvé un super site internet (autentikcanada) qui m’a permis de définir un peu mieux les endroits que je voulais visiter, ceux qui étaient à éliminer (trop loin, trop long, pas assez intéressant…). J’ai fini par acheter « Le guide vert » pour son côté information exhaustive, et le « évasion » pour son côté sympa/pratique et je suis assez contente de mes choix. Je me suis alors retrouvée avec de quoi occuper 2 mois de vacances. Et là, quand il a fallut faire un choix, ce fut le drame.
Phase 2 : choisir les visites.
En recoupant les infos à droite à gauche, dans les guides et sur des sites (pour le coup, le site du routard est très bien fait), j’ai réussi à en éliminer au fur et à mesure pour ne garder que les vraiment bien. Il y a beaucoup d’endroits « extraordinaires » où il n’y a finalement qu’une vieille église à voir…
Phase 3 : faire le circuit
Comment faire environ 2500 kilomètres en 3 semaines sans avoir l’impression de passer les vacances dans la voiture ? Comment aller d’un point à un autre en profitant de ce qu’il y a sur le chemin ? Comment savoir le temps qu’on voudra passer à un endroit ? En gros : comment OPTIMISER.
Phase 4 : refaire le circuit
Bah oui. Parce que l’activité qui est « OUVERTE TOUTE L’ANNEE » (et qui était prévue un mercredi) n’est en fait ouverte que le week-end. Ha. Ha. Grrrr. Et dans la région, ce n’est pas comme à Paris où quand un musée est fermé on va dans celui d’à côté. Non, non, non. Là bas, on a plus qu’à attendre de se faire bouffer par un ours. Heureusement, je n’avais pas réservé les hôtels et heureusement, il a suffit d’inverser le sens du circuit pour que ça tombe un dimanche. Mais du coup, j’ai tout re-vérifié.
Phase 5 : réserver les hôtels
Parce que ça va nous éviter de payer le prix fort. Et accessoirement, de dormir dehors au cas où il y a un congrès, un séminaire ou je ne sais quoi. (et du coup, se faire bouffer par un ours)
Phase 6 : acquérir l’équipement nécessaire
Une bonne valise, de bonnes chaussures, des pansements contre les ampoules, un manteau-chaud-pratique-pas-encombrant, (ça c’est pour le côté baroudeur) ET des cotons à démaquiller, des petites crèmes, le tube de gommage, le gel douche sans savon etc etc (ça, c’est le côté pas baroudeur du tout). Le plus difficile étant 1) de penser à tout 2) de tout faire rentrer dans la valise si on a réussi à penser à tout.
Phase 7 : essayer de conjurer le sort
Ici, c’est le printemps, voir même l’été. Depuis quelques semaines, le temps est magnifique, les petites fleurs éclosent. J’appelle un « hôtel » au Canada, dans un endroit où on devait peut-être dormir dans un tipi et faire du bateau sur le lac. Et là, avec l’accent, le type me dit qu’il y a 20 centimètres de neige, et que le lac est gelé. Douche froide pour moi aussi, me voilà en tabernacle. On savait bien qu’il ne ferait pas 40°, mais de là à avoir 20 centimètres de neige !!!
Phase 8 : consigner le tout un road book
Inutile de vous dire que ça fait 1 mois que je suis tous les soirs dessus, comme une acharnée. Mais au final, on a plus qu'à suivre le guide!
Phase 8 : profiter
Le 30 avril, en montant dans l’avion (en descendant surtout…) il sera enfin temps de profiter !
Ahhhhh, les voyages….
PS 1 : Je ne vous cache pas que l’histoire de la grippe porcine me perturbe un peu.
PS 2 : Je vous tiendrai bien sur au courant dès que je pourrai.
PS 3 : Au cas où je ne peux pas, j’ai quand même programmé des petits billets qui paraîtront pendant mon absence.
PS 4 : N’hésitez pas à laisser vos commentaires, je garderai un œil sur le site.
PS 5 : Voici aussi pourquoi je n'allais pas trop sur vos blogs, les coupines de blog, je n'avais plus une minute à moi...
PS 6 : pour avoir une idée de nos destinations, vous pouvez regarder les tags associés
18 février 2009
Aïe Yo
Jeudi dernier, j’ai
été invitée au concert d’AYO. À part les 2 chansons qui passaient sur les
ondes, je n’avais pas creusé le sujet. J’aimais bien ces 2 chansons, et puis
voilà, on m’a proposé d’y aller. Et un concert à l’Olympia, ça ne se refuse pas.
Avant tout, je vous
recommande une expérience hors du commun : le parking des théâtres, juste
derrière l’Olympia. Franchement, rien que ça, ça valait le détour. Le parking
est « réservé aux spectateurs des théâtres » et on comprend vite
pourquoi. On rentre là-dedans comme dans un trou de souris, et à l’intérieur,
ce n’est pas beaucoup plus grand. On laisse ses clés à un
« voiturier » qui est chargé de mettre environ 15 voitures au mètre
carré. Et effectivement, le type rentre un nombre incalculable de voitures dans
un parking qui doit faire 70m2 à tout casser. Comment s’y prend-il, me
demanderez-vous. Et bien, il les met toutes les unes derrières les autres,
comme si on n’allait jamais reprendre notre voiture. C’est aussi pour cela
qu’il faut laisser ses clés sur le tableau de bord et que c’est réservé aux
théâtres : tout le monde arrive en même temps, et repart en même temps (à
peu près, et c’est là que ça se corse). Mais c’est comme dans le jeu (où on
finit par arracher les pièces pour les remettre discrètement en place au bon
endroit), il faut pousser une voiture, pour en pousser une autre, pour en
décaler une autre, pour qu’enfin, la première voiture à s’être garée puisse
ressortir. Fantastique. On verrait plutôt ça sur Youtube dans une vidéo tournée
en Inde ou en Chine ou que sais-je, et on se dirait « ils sont fous ces
chinois ». Mais là, en plein Paris, c’est vraiment… hum… déconcertant.
Après avoir un peu
halluciné, direction l’Olympia. Salle mythique (of course) un peu galvaudée ces
derniers temps (star’Ac), mais que voulez vous ma bonne dame, par temps de
crise, ils ne vont pas faire la fine bouche. Dans le hall d’entracte, des
bornes proposent d’envoyer une carte postale virtuelle avec votre nom en
grandes lettres rouges sur la façade de l’Olympia. Franchement, avoir
l’impression d’être une star internationale pendant quelques instants, c’est…
comment dire… assez plaisant.
Mais la première
partie avait déjà commencé, donc nous sommes vite entrés. Un type, qui
ressemblait vaguement à Tété, faisait des reprises. Entre deux, il faisait des
blagues (pas drôles) et se prenait des bides (normal). Nous avons eu le droit
au fameux « vous êtes fatigués ce soir ou quoi ? ». Il ne m’a
pas entendu, mais moi j’ai répondu que oui, et que c’est lui qui me fatiguait
(mon nom en néon sur la façade de l’Olympia m’était quelque peu monté à la
tête). Ensuite, il a eu la mauvaise idée de faire une « compo » à lui
(bah oui, par définition…). Alors là, la musique n’était pas trop mal, mais
alors les paroles… Les paroles ! My God les paroles. Il avait dû les
recopier sur le cahier de poésies de son fils de 4 ans. Du style « ma
chérie, je t’aime, quand tu n’es pas là tu me manques, c’est trop dur la vie
sans toi » et ce moment fabuleux qui s’est gravé à tout jamais dans ma
mémoire tellement c’était beau, sensible et intelligent (deux points ouvrez les
guillemets) À Paris qu’il pleuve ou qu’il neige, je vois la vie en rose ou
en beige. Véridique.
Il était drôle
finalement ce type. À sa façon, sans faire exprès. Je lui souhaite une belle
carrière dans la chanson. Au Japon de préférence. Mais pas en France, je ne
voudrais pas avoir à changer de radio trop fréquemment.
Heureusement, après
20 minutes d’entracte, AYO arrive enfin sur scène. On sent tout de suite que
c’est autre chose, un autre niveau. Frisson. (ndla : Vous avez remarqué,
je n’ai pas mis de « s » à « frisson ». Ce n’est
malheureusement pas un oubli, il n’y a eu qu’un seul frisson. ) Elle est
arrivée, elle a dit AYO pendant 5 minutes sur différentes notes, avec différentes
intonations, et puis voilà. La musique était chouette, sa voix était chouette
mais bon, au bout de 5 minutes de « A io, Aiiiiiiiiiiiiio, A i o » etc, on a envie d’un peu plus
de substance.
La substance, on
l’a eue après. Parce qu’il faut savoir un truc sur AYO, au-delà de sa voix
vraiment particulière, c’est qu’elle est marraine de l’UNICEF. Si vous ne le
savez pas AVANT d’aller à un concert, vous le saurez après, faites-lui
confiance là-dessus. Parce que AYO sourit TOUT LE TEMPS (au point qu’on s’est
demandé si elle était touchée par une certaine forme d’autisme) et puis d’un
seul coup, elle pleure sur les petits enfants dans le monde, après nous avoir
dit qu’on avait de la chance parce qu’on avait « some clothes to wear,
some food to eat » etc etc. Un vrai discours de miss France.
Et elle remettait
un coup de musique. Et re un discours. Il fallait qu’on aide des gens, nos
voisins, nos amis, les petits enfants du tiers monde…
Re musique.
Et hop, discours
sur l’Afrique, quel beau continent, il faut qu’on aille aider les gens là bas.
Et là, mix entre musique et discours, elle nous a fait tous les pays d’Afrique
à sa façon (comme quand elle disait A yo) ça donnait : Ougan daaaaaa, Anngoooooooo laaaa,
Niiiiigééééééééé riaaaaaa. Bon, je vais vous épargner le reste, vous avez
compris le principe.
Chaque
« chanson » durait au moins ¼ d’heure. Au début, il y avait une
petite mélodie à la guitare ou à la basse (elle joue super bien d’ailleurs).
Ensuite, elle s’arrêtait, faisait son petit discours ou alors elle chantonnait
son discours sur la mélodie (pour qu’on s’en rende moins compte). Ensuite elle
reprenait sa chanson, puis présentait un des musicien qui faisait son solo
pendant quelques minutes, puis la chanson reprenait et se transformait en
impro, puis terminait en bœuf. Voilà. Pour chaque chanson, ça fait long.
Le concert a commencé à 21h, terminé à 23h30. Je vous avoue qu’à 22h, j’avais
mon compte. Et puis comme le style d’AYO c’est pas non plus de la salsa du
démon, bah… j’ai faillit m’endormir (alors que j’étais debout) à plusieurs
reprises.
Je critique, je
critique, mais AYO a vraiment une voix magnifique. Elle pourrait chanter le
bottin que ça serait joli. Le problème, c’est que c’est un peu ce qu’elle fait
avec sa chanson sur l’Afrique, et celle sur les petits enfants, et celle sur….
15 décembre 2008
J’te fais les poches à la récré
Vendredi, j’ai été témoin d’une chose horrible : un marché de Noël dans une école primaire. Vous vous dites que j’exagère, que je ne suis qu’une affreuse râleuse etc. Mais attendez que je vous explique…
Déjà, je ne suis pas allée au marché de Noël pour mes enfants, étant donné que je n’en ai pas qui m’appartiennent personnellement (et vu la suite, heureusement). J’y suis allée avec ma collègue et amie (la même que pour les faux cils – merci la cop’s et ses bons plans…) qui a une fille. Elle n’a même pas essayé de me vendre le truc, elle savait que c’était perdu d’avance. Elle m’a dit « Il faut qu’on aille à l’école de Juliette, y’a un marché de Noël, il faut qu’on achète ses œuvres sinon elles seront mise en vente et les autres parents pourront les acheter ». Vous n’y comprenez rien ? Moi non plus.
En fait, les enfants avaient fabriqué des objets décoratifs à l’école. Au lieu que les enfants soient tout contents de ramener leurs œuvres à leurs parents, l’école avait organisé ce marché de Noël pour pouvoir les vendre et se récupérer l’argent !!! Vous comprenez mon indignation ??? Ce que je trouvais encore plus terrible, c’était de dire que si les parents ne les achetaient pas (les méchants parents), les œuvres seraient remises en vente (honte sur vous, horribles parents !) et d’autres parents pourraient les acheter (si vous continuez, on va appeler l’Adass !).
Nous sommes donc partis acheter les œuvres de la petite. En
Ma collègue a échangé 10 euros contre des tickets (50 centimes le ticket) parce que tous les autres parents donnaient 10 euros. Les 3 œuvres de la petite coûtaient « 4 tickets chaque œuvre » parole de la maîtresse. DONC
Et là, alors que je croyais qu’on ne pouvait pas tomber plus bas dans l’horreur de la scène, une petite fille de 8 ans à tout casser, passe derrière la table où étaient les œuvres, nous regarde et dit « Faut payer ! Si vous les voulez, faut payer ! » ???? Mais petite, tu es un monstre !! Fillette, te rends-tu compte que tu es complètement aliénée par la société de consommation dans laquelle tu baignes depuis le liquide amniotique !!!
Enfin voilà, avec sa tronche de cake et ses binocles, cette petite (la fille de la maîtresse en plus) m’a donné des frissons d’horreur. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à quand moi j’étais petite. (minute émotion) On ramenait des horreurs pour la fête des mères, des mochetées pour la fêtes des pères, des monstruosités pour Noël… mais on les ramenait nous même, dans nos petites pognes potelées, avec la fierté dans le coeur. Nos parents faisaient semblant d’être épatés, mais ils ne faisaient pas semblant d’être contents parce qu’on l’avait fait pour eux (pas pour ramener du fric à l’école). Et puis surtout, ils n’étaient pas OBLIGÉS de payer pour les avoir. C’était comme ça, gratuit, comme l’amour qu’on a pour eux. Cet amour, maintenant, c’est une petite fille (moche) de 8 ans qui dit « Si vous les voulez, faut payer ! ». Nan mais j’vous jure, de mon temps ça ne se passait pas comme ça !
Comme ce n’est pas mon enfant, je n’ai pas rué dans les brancards par rapport au racket des parents. Malgré tout, ce genre de comportement, je crois qu’on appelle ça « du vol en bande organisée ».
En plus, après, il nous restait des tickets, et on ne pouvait pas se faire rembourser donc on a acheté des bonbons (ils avaient prévu le coup des chacals !). Ha bah bravo hein ! On en apprend des choses à l’école !
19 novembre 2008
Le Paris des Misérables
Amoureux de Paris, ce billet est pour vous ! Le musée Carnavalet vous fait traverser les âges de la capitale grâce à différents thèmes. Et comme « Les Misérables » font également battre mon cœur, je me suis sentie comblée par l’exposition « Le Paris des Misérables ».
À deux pas du métro Saint-Paul, en plein cœur du marais historique (vs marais branché), le musée Carnavalet propose de découvrir Paris à différentes époques et selon différents auteurs (Madame de Sévigné, Victor Hugo…). Ce samedi (le 15/11/08) le thème était « Paris au temps des Misérables ». Ce livre étant pour moi un joyau de la littérature française, il m’a semblé tout naturel d’aller compléter mes connaissances sur l’univers du roman.
Tout le monde connaît les personnages du roman : Cosette, Jean Valjean, Javert, les Thénardiers etc. Le concept de cette exposition, c’est de lever le voile sur un grand oublié et pourtant très présent : Paris. En effet, dans Les Misérables, Paris est vivant. Paris évolue, Paris s’émeut, Paris est insouciant, Paris est en famine, Paris gronde, Paris se soulève. Paris et son peuple son tellement liés que la capitale devient un personnage à part entière. De plus, à la vue de cette remarque, on se dit qu’effectivement, Paris « aide » certains personnages : quand Jean Valjean fuit dans la ville avec la petite Cosette
L’exposition nous permet de mieux nous figurer ce Paris qui a bien changé depuis l’époque de Victor Hugo. De nombreuses gravures, peintures, articles de journaux, et même des photos nous permettent mettre des images « réelles » sur des scènes du livre. Très bien documentée, l’exposition nous révèle un Paris comme nous ne pourrions plus nous l’imaginer maintenant. Les ruelles insalubres, l’éclairage au gaz, les champs à deux pas de Paris… tout cela semble abstrait à la lecture, mais prend corps lors de l’exposition.
On fait aussi la différence entre les passages très réalistes (par rapport aux noms de rues etc) et les passages où Victor ( ! ) prend un peu plus de libertés. C’est parfois pour ne vexer personne (cf Petit Picpus), parfois des arrangements pour le bien de l’histoire… Un petit livret est fourni avec différents parcours qui retracent les fuites, poursuites, balades etc des différents personnages. C’est à étudier, mais les lieux ont tellement changés que je ne sais pas si c’est très intéressant de les refaire.
Je vous conseille vivement la visite guidée (15h30) qui vous donnera beaucoup plus d’informations que les simples panneaux affichés (qui sont cependant très bien faits !). Ça fait d’ailleurs plusieurs expositions que je fais en visite guidée et l’intérêt en est vraiment décuplé par rapport à l’information un peu « brute » des panneaux explicatifs. Pour ceux qui sont intéressés par le sujet, il y a une autre exposition sur les Misérables CHEZ Victor Hugo, place des Vosges. J’irai certainement samedi (à la visite guidée !) car celle-ci semble traiter plus du roman et moins de la ville. Encore
18 novembre 2008
Flash info
Une petite info en passant: il y a une vente privée SIA à Pontchartrin... De 30 à 80% de réduction. J'y suis allée, j'ai pas compris tout de suite si la réduction était déjà faite ou pas... Mais bon, on ne sait jamais pour vous! (Et puis j'ai pas compris pourquoi c'est si joli dans les magasins, et si moche en vente privée...) Mais bon (bis) ... à vous de voir!
Il n'y a pas besoin d'invitation personnelle. Et si vous voulez d'adresse exacte, je peux vous transférer par mail le plan. Si vous êtes dans le coin, ça peut valoir le coup, sinon... bah, n'espérez pas y trouver les occas' du siècle...
14 avril 2008
Voyage en Italie - Episode 1 : Sorrente la douce
Comme vous avez dû le remarquer, fidèles lecteurs, voilà quelque temps que je ne vous ai pas écrit. Et pourtant non, non et non, je ne vous avais pas oublié. Bien au contraire, j’étais en « mission » pour vous faire voyager.
Pendant 1 semaine, ma mère s’est transformée en sponsor officiel d’une magnifique expédition à Sorrento, petite mais néanmoins charmante ville côtière des environs de Naples. Je vous ferai donc découvrir nos différentes excursions au fil de plusieurs billets. Commençons par le commencement : Sorrento.
Après 2h30 d’avion, un car est à votre disposition à l’aéroport de Naples pour vous amener directement à Sorrente (environ 1h de car pour 7 euros). Nous séjournions à l’hôtel Méditerranéo à Sant'Agnello, juste à côté de Sorrente. Nous n’avons vraiment pas regretté ni notre emplacement par rapport à la ville, ni l’hôtel, ni le léger supplément pour la chambre avec la vue sur la mer. Dans la ville et ses alentours, quasiment tous les hôtels sont des hôtels de luxe. Avec ses 4 étoiles, le Mediterraneo bénéficie d’une position enchanteresse que nous avons particulièrement apprécié le matin, en prenant notre petit-déjeuner dans le restaurant panoramique. Déguster des salades de fruits frais devant la baie de Naples qui s’éveille, avec le Vésuve en toile de fond, est un de nos plus agréables souvenirs.
Dans la région de Sorrento, il flotte un enivrant parfum de fleur d’oranger. Et pour cause, les vergers de citronniers, d’orangers et de clémentiniers bordent les routes et habillent les flancs de la montagne. Ainsi, en lieu et place de nos platanes, ce sont les arbres à agrumes qui décorent et embaument les rues de la ville. Dans toute la région, les villes sont construites en haut de falaises qui tombent à pic dans la mer. La petite ville de Sorrento vous offre sur toute sa longueur de magnifiques points de vue sur la baie et ses falaises. La lumière y est douce, comme pour mieux mettre en valeur la beauté des lieux.
Les habitations de la ville sont des petites constructions de 2 ou 3 étages. Au rez-de-chaussée, on retrouve généralement un petit commerce d’un style assez désuet qui provoque une impression de retour dans le temps. Petites poissonneries, bazars, « salumerias », magasins d’étoffes… côtoient les boutiques pour touristes qui regorgent de produits à base de citrons ou de pâtes en tous genres.
Sur la piazza Tasso, place principale de Sorrento, l’église est, étonnamment, peinte en jaune et ornée de sculptures blanches. Dans un style presque plus mexicain qu’Italien, ces églises m’ont fait penser à d’énormes gâteaux dont les décors seraient en sucre. Mais c’est peut-être mon penchant naturel pour les gourmandises qui m’a fait penser à ça…
Sur le plan culturel, il n’y a pas grand-chose à visiter à Sorrento mais pour nous, cette ville a parfaitement représenté la dolce vitta avec ses terrasses de café, ses petites boutiques artisanales, son soleil caressant, ses odeurs d’orangers et de glycines.
Si vous logez à Sorrento ou à Sant'Agnello, vous n’aurez pas besoin de voiture. En effet, les services de transport en commun sont extrêmement bien développés. Nous avons pu faire toutes nos excursions en bus, en train ou en bateau à partir de ces 2 villes, pour des sommes relativement modiques.
Je laisse votre imagination compléter mon récit à l’aide des quelques photos de l'album SORRENTO. Bon voyage et à très bientôt pour le reste de la découverte du Sud de l’Italie.
site de l'hôtel (avec de belles photos)
film musical de diapos sur Sorrento
15 janvier 2008
Il était une fois...
Si je pouvais vous
faire cette chronique en chantant, je vous assure que je le ferais. Ce film,
c’est un Walt Disney, revu et corrigé par Walt Disney, à la sauce Walt Disney.
Je m’explique. On y trouve tous les ingrédients d’un bon vieux Walt
Disney : la maison champignon dans la forêt, la jolie princesse qui se
languit de son futur prince, le petit animal fidèle-mignon-complice-souffre
douleur, les scéances de ménage en chantant avec les animaux de la forêt, le
prince et son destrier blanc, la méchante belle-mère… Pas de doute, tous les
ingrédients sont là, c’est un Walt Disney. Maintenant, imaginez tous ces
ingrédients saupoudrés d’une immense auto-dérision, agrémentez avec un brin de
réalisme et vous obtenez « Il était une fois ». Bon, quand je dis un
brin de réalisme, ça reste du Walt Disney hein. La princesse ne se fait quand
même pas taper sur la gueule par un prince charmant bourré. Non, elle tombe sur
Patrick Dempsey. Comme quoi, même dans la soit-disant réalité, il fait bon vivre
chez Disney…
Mais je vous parle
d’un dessin animé, je vous parle de réalité… mais de quoi elle parle
celle-là ?? En fait, c’est exactement le sujet du film. Une princesse de
dessin animé est projetée dans le monde réel par sa méchante belle-mère alors
qu’elle devait se marier avec le beau prince rencontré la veille. Elle arrive
dans une bouche d’égout, en plein Manhattan. Forcément, le contraste est
violent. Confrontée à la réalité newyorkaise, sa jolie robe de mariée de conte
de fées ne restera pas longtemps blanche et son beau diadème sera rapidement
volé par un chochard à qui elle se confie.
La magie est importée d’Andalasia vers le monde réel. Cela continue à donner le
côté enchanté des dessins animés, mais dans la version « on fait avec ce
qu’on peut ». Par exemple, les animaux viennent toujours à la rescousse de
la jolie princesse, mais les petits animaux de la ville contrastent de façon
saisissante et cocasse avec les petits animaux de la forêt. Si le début de la
partie dans la réalité peut être légèrement agaçant à cause de la naïveté
poussée à extrème de l’héroïne (cela fera cependant beaucoup rire les enfants),
le reste se déguste avec délectation grâce à un humour frais et léger tout le
long du film. L’autodérision sur le style Walt Disney n’est jamais bien loin
dans ce film et donne lieu à des scènes et des répliques vraiment drôles, dont
je vous laisserai toute la primeur.
Humour,
autodérision et ambiance Walt Disney, il n’en fallait pas plus pour que j’adore
ce film. En plus, l’histoire tient vraiment debout et prend un cotnre-pied très
intéressant qui renouvelle efficacement le genre. Le waltdisneyophile
appréciera également les nombreux clins d’œil qui jonchent le film. Je ne
saurai que trop vous conseiller d’aller voir ce film qui, au mieux vous fera
chanter en sortant, au pire passer un très agréable moment.






























