Comme à la maison

Baladez-vous dans cet appartement virtuel comme vous le feriez chez vous. Allez dans la cuisine pour trouver des idées et des recettes, dans le salon pour les discussions, sur la télé pour les films et vers la porte de sortie pour... les sorties!

04 décembre 2009

Déjà ????

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Pour l'occasion, pas de grand discours, mais des pensées un peu nunuches ( mais vraies) :

Il y a deux ans, un nouveau blog apparaissait sur la toile,

Il y a deux ans, je me lançais dans l’aventure du net,

Depuis deux ans, je pense à ce blog quand il m’arrive quelque chose d'extraordinaire,

Depuis deux ans, j’écris pour vous que je connais, vous que je connais moins, et vous que je ne connais pas encore,

Depuis deux ans, l’autodérision et la légèreté se sont confortablement installées dans mon clavier,

Depuis deux ans, je suis folle de joie quand je vous fais rire ou sourire…

 

Pour fêter tout ça et vous remercier de votre fidélité, je vous propose un petit jeu de rapidité. Les 5 premiers inscrits à la newsletter de commealamaison recevrons une surprise. Go ! Go ! Go !

 

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01 octobre 2009

Repeat after me

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Non, l’adolescence ne se résume pas à des boutons, une voix qui mue et une série d’humiliations publiques en milieu écolier. Aussi incroyable qu’il puisse paraître, il y avait  aussi d’immenses joies. Ricaner (bêtement) avec sa meilleure amie (labellisée depuis 2 semaines), pleurer devant des films d’ado, sentir en soi le pouvoir de changer le monde, et écouter de la musique. Mais pas n’importe comment.

Que celui qui n’a JAMAIS écouté de la musique dans une obscurité plus ou moins totale, en se disant que Cabrel (ou Nirvana) c’est trop beau, qu’il est le seul à nous comprendre… Que celui-là me jette le premier single à la figure.

Quand on est adolescent, on vit la musique à fond. Pour peu qu’on soit en plein drame sentimental (moi je l’aime à la folie, lui, il ne me connaît même pas), chaque chanson d’amour devient une douce torture dans laquelle on se complait. Et si en plus c’est une chanson triste, alors là, c’est le pompon, le summum, le pied.

C’est là que la touche « repeat » entre en action. Parce que c’est bien beau d’être en phase avec Francis ou Kurt, mais s’il faut se lever à chaque fois pour remettre la chanson, ça casse la montée de larmes, ça rompt le blues, ça empêche de se sentir triste, malheureux et incompris. Ça empêche de se sentir bien. Au fond du gouffre certes, mais bien.

Grâce à cette fameuse touche « repeat », on peut écouter la chanson 20 fois de suite, sans avoir à lever le petit doigt, et sans en avoir marre. Et 10 ou 15 ans après, on s’étonne de connaître encore les paroles par cœur ?

On se morfond seul( e) ou en groupe, en fumant des cigarettes, allongé(es) sur un tapis. On se laisse envahir par la musique, par les paroles, on communie dans un même élan de morosité. Allongées sur la moquette, tout colle à notre état d’esprit, à notre situation. On n’a même pas besoin de parler puisque le chanteur le fait pour nous. Il chante nos pensées.

Pourquoi parler de ça, me demanderez-vous. Parce que la semaine dernière, j’ai mis cet excellent CD *que j’avais déjà écouté de nombreuses fois, et allez savoir pourquoi, ce soir-là, j’ai accroché sur une chanson et j’ai retrouvé mes 15 ans. Je n’arrivais plus à arrêter de l’écouter. La mélodie me transportait, les paroles me touchaient. Il ne me manquait plus que le sac à dos et les problèmes de peau. Oxymorons un peu : j’étais prise d’une joyeuse tristesse. J’avais grandi, la chanson ne correspondait pas à ma situation, mais c’était tellement bon de se laisser aller ainsi…

 Et vous, quelle chanson avez-vous écouté en boucle ?

 

* excellent CD tiré d’un excellent film que je vous recommande chaudement «  Good Morning England ». Toute l’ambiance des radios pirates (avant que les radios libres soient libres) ajouté à l’humour anglais potache... un régal avec une BO incroyable.

 

 

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31 août 2009

This is end...

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Yes, mes only friends… Comme vous vous en êtes sûrement rendu compte sur le périphérique (ou sur n'importe quel axe routier ou transport en commun), c’est la fin des vacances. On les a attendus toute l’année, on a barré les jours au fur et à mesure sur le calendrier, compté les heures de travail qui restaient avant la serviette de plage, ça n’en finissaient pas. La dernière semaine s’est achevée, on a fait sa valise en vitesse, et enfin, on est parti.

En vacances, on a eu d’autres soucis, de la plus haute importance : quel maillot de bain mettre aujourd’hui ? Est-ce que l’eau sera aussi bonne qu’hier ? Est-ce qu’il reste de la crème dans le tube ? Tu m’échanges ton ELLE contre mon BIBA ?

Et pourtant, le temps de tremper ses orteils dans l’eau, le temps d’étendre sa serviette de plage sur le sable chaud, le temps d’étaler la crème solaire, d’aérer les robes légères, il est déjà temps de rentrer.

Et là, quand le réveil sonne et qu’il est grand temps de se lever, on réalise que les vacances sont bel et bien finies, et qu’il va falloir attendre l’année prochaine pour recommencer à avoir du sel dans les cheveux et du sable sur la peau.

Histoire d’enfoncer le clou, septembre, c’est demain. Tant qu’on est en août, ça fait encore illusion. Tant qu’on est en août, c’est encore les vacances, même si on a repris le travail. Mais septembre, c’est le début des « brrrr » et des glagla, c’est la saison des parapluies et des coupes vent. Septembre, c’est la rentrée, pour tout le monde. Et ça, c’est pas du tout la « vacances attitude ».

D’ici aux prochaines vacances, il y a 52 tirages de l’Euromillion que je compte ne pas rater, histoire de rentabiliser un peu plus ma serviette de plage…

Face à cette année de crise qui nous attend encore, face à la grippe A qui va nous faire passer un super hiver, je souhaite à tous les anciens vacanciers, très sincèrement et du fond du cœur, bon courage.


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05 février 2009

Gardons notre gardien...

gardien

Depuis 4 mois, j’habite dans une petite résidence, très mignonne, très agréable. Elle a même des airs de village de vacances. À deux pas de Paris et de Versailles, c’est une chance. Mais hier matin, alors qu’il neigeait abondamment, j’ai vu une femme sortir les poubelles. Et j’ai réalisé qu’on en était à notre 4ème gardien. En 4 mois. Hum…hum…

Il faut dire que le premier gardien était un peu bizarre. Il racontait à qui voulait l’entendre qu’il était ancien para, qu’il faisait gardien pour se reposer de "sa vie d’avant". Personnellement, si j’avais été para, la vie de gardien de résidence ne serait même pas envisageable. Quand une belle voiture passait lorsqu'on discutait avec lui, il racontait qu’il avait eu

la même. Si

un gros chat / oiseau / arbre passait, il disait qu’il en avait eu aussi. Un homme de confiance quoi… Et puis il râlait tout le temps, sur tout. Surtout sur les gens de la résidence, qui avaient tous les défauts du monde. En fait, il passait une bonne partie de son temps à se faire offrir des cafés par les habitants, où il râlait sur d’autres habitants. Il a eu droit à la panne d’électricité qui avait enfermé les voitures dans le parking souterrain. A 8h du matin, après avoir longuement klaxonné, les résidents avaient dû démonter

la porte. Véridique. Il

n’y a donc pas eu de surprise quand il a été remplacé.

Son homologue était un tout petit gars, tout malingre. Du genre plus léger que son balai-brosse. Lui, il passait son temps à dire tout le travail qu’il faisait. Pour montrer qu’il travaillait dur. Il a eu le droit à la première vague de neige. Il a déblayé par endroits. Bah oui, avec tout le travail qu’il avait, il ne pouvait pas tout faire. Et puis un jour, pouf, un nouveau gardien.

Je me suis rendu compte qu’on avait un nouveau gardien un matin, en partant travailler. Il lavait un hall d’immeuble. Et tous les matins, je le voyais en train de laver le même hall d’immeuble. Jusqu’à hier matin.

Je prenais mon petit-déjeuner, bien au chaud en regardant la neige tomber. Et puis je vois une femme entrer dans un immeuble et ressortir avec une poubelle. Et recommencer, et recommencer… Nous aurions donc un nouveau gardien qui serait une gardienne. L’avenir de l’homme serait la femme ?

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29 janvier 2009

Fini de jouer !

Il y a quelques temps, je vous avais parlé de mon hobby inavouable : le crochet. Cette passion peu sexy s’est enrichi d’une passion pour le tricot. Tant qu’à faire mémé, autant y aller franchement. Bref, vous avez déjà eu l’occasion d’en rire ici
En tout cas, je vous avais proposé un concours de hobby inavouable, parce qu'on a beau dire mais tout le monde a une petite passion secrète qu’il ne tient pas à dévoiler. Je suis sûre que même Marylin Monroe devait faire des trucs pas très glamour. Oui, y’a pas de raison.

En tout cas, vous n’avez effectivement pas trop voulu les dévoiler, vos petites passions secrètes. Et du coup, j’ai réuni la PDG de ce blog (moi) et toutes les personnes importantes qui font tourner le monde (moi, Moi et moi) en une Assemblée Générale Extraordinaire.

S’en suivent les décisions suivantes :

1)   Afin de récompenser le courage des participants au concours du hobby inavouable, tous les participants seront récompensés.
2)   Après avoir envoyé par mail leurs coordonnées, ils recevront un petit carnet personnalisé. Les idées sont les bienvenues.
3)   Une mention spéciale a été décernée à Bénichou qui a avoué un horrible hobby vraiment inavouable. Nous ne le félicitons pas pour son passe-temps mais pour son courage et ses bonnes résolutions.

Pour les autres, bah… comment vous dire… tant pis pour vous ? Zaviez qu’à participer, bande de mauviettes !

Pour tous ces futurs jaloux des petits carnets mignons qu’ils ne vont pas recevoir, j’organiserai certainement un autre concours bientôt. Faudra être réactif du clic cette fois !

Toutes mes félicitations à Laurine, maman chérie, Bénichou, Martine et poupette.lehavre! Vous recevrez bientôt un chouette petit carnet.

Bravo à tous et à toutes pour vos hobbys, il n’y a rien de plus agréable que passer des heures à faire quelque chose qui ne sert à rien.

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13 janvier 2009

La fin des vacances…

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J’ai un peu tardé pour rédiger ce billet, mais une grippe m’avait quelque peu diminuée. Alors hein, vous m’excuserez. J’attendais ces vacances depuis une éternité, et voilà, elles sont terminées. Snif. Cela me remue plus que la disparition définitive de 2008. Bah oui, c’est comme ça. Et toutes celles qui aiment traînasser en pyjama jusqu’à 15h, toutes celles qui aiment se rendre compte (à la pub) qu’elles regardent La petite Maison dans La Prairie depuis 1/2h, toutes celles qui aiment se dire « aujourd’hui j’ai envie de rien faire… et demain non plus », Bref, toutes celles qui aiment les vacances comme quand elles étaient petites me comprendront.

Malgré tout, je n’ai plus 8 ans, je travaille et du coup, je passe mon temps à remettre à demain ce que je pourrai faire le jour même. Ma phrase, c’est « je ferai ça pendant les vacances ». En général, « ça » c’est des choses pas très agréables du style : un grand coup de ménage dans tout l’appartement, tri des vêtements, rangement général, rangement des papiers… Ceux qui me connaissent disent que je ne suis pas tellement portée sur le rangement. J’aime bien quand c’est rangé, les pièces font plus grandes, mais c’est comme ça, je suis bordélique.

J’avais prévu d’autres choses beaucoup plus rigolotes comme trouver et acheter une table à manger (et si elle est moche, la repeindre), poser mes miroirs (deux magnifiques miroirs dorés, un peu rococo mais que je peux repeindre), essayer de conjurer le sort avec les macarons (depuis que j’ai déménagé, je n’y arrive plus…), aller au cinéma, rattraper mon retard de films à la maison, lire, finir l'écharpe que je tricote etc etc. 

Pour les mauvais esprits, je vais répondre tout de suite : non, je n’ai pas rangé mes papiers, ni fait de tri dans mes vêtements. Par contre oui, espèces d’horribles, j’ai fait (on a fait) un grand ménage. Non mais.

Malgré tout, ces vacances ont été bien remplies et j’ai plein de choses à vous raconter. Au fur et à mesure bien sûr, histoire de faire durer ces vacances encore un peu…

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04 novembre 2008

Capitaine Crochet

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crédit photo: Fotolia

Avouons-le, nous avons tous des passions inavouables. Pour ma part, c’est le crochet. Voilà, c’est dit. Le soir venu, je tombe le masque d’activ woman et je fais des petits carrés de 10x10 centimètres en regardant la télé. Vu qu’en général, ce n’est pas très captivant, ça me permet de ne pas complètement perdre mon temps. Et avec mes petits carrés de 10cm, j’ai un projet plus ambitieux : faire un plaid de 160 x 200. (oui, merci, j’ai déjà fait le calcul et ça fait beaucoup de petits carrés) (oui, je sais, le plaid, ça sera pas pour cet hiver, MERCI !). Mais le but n’est pas le résultat final… Comme le disent les grands voyageurs, l’important n’est pas l’arrivée mais le voyage…

C’est ma mamie qui m’a appris le crochet en mai. En même temps, qui d’autre pouvait m’apprendre à faire ça ? Le fait est que depuis, je crochète à tours de bras. Le plus bizarre, ça a été de réapprendre à lire : les instructions de lecture sont faits de signes cabalistiques qu’on ne peut pas déchiffrer seul. Il faut absolument un maître d’apprentissage, et dans mon cas, ce fut ma grand-mère. Dans les débuts, j’étais pressée de rentrer à la maison pour crocheter… Le seul problème, c’est que je ne savais pas à quoi ça allait me servir ces petits carrés. Et même si le crochet ça faisait mémé, je voulais absolument arriver à avoir quelque chose de moderne. D’un seul coup, illumination ! Je vais faire des petits carrés unis et faire un space invaders avec ! Yahouuu !!!! Tremblez napperons ! Bellgarath arrive et va révolutionner le monde du crochet !

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J’ai donc commencé à faire ma couverture, et petit carré après petit carré, j’en suis arrivée là. Ça fait environ 60 centimètres de large pour 40 de haut. Mais bon, ça fait une couverture de poupée et il fallait bien compléter ! Lors d’un week-end avec ma grand-mère, j’ai appris à faire des carrés de 2 couleurs (ou plus). Et j’ai commencé à en faire, à en faire… J’ai changé plusieurs fois de « panier à ouvrage » pour mettre mes nouveaux carrés multicolores, de plus en plus nombreux. Il fallait bien mettre de l’ordre dans tout ça alors j’ai commencé à réfléchir à l’assemblage desdits petits carrés. Finalement, ça devrait donner ça :

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Évidemment, ça ne rendra pas pareil, mais au moins, ça donne un bel objectif. En revanche, vous aurez remarqué qu’il n’y a pas le petit space invaders. Et oui, même dans le monde du crochet, il y a des retournements de situation et des dilemmes cornéliens. En effet, j’ai bien essayé d’intégrer mon bonhomme, mais ça rendait super moche. Donc exit le bonhomme. On a beau faire du crochet, on n’est pas là pour rigoler ou pour s’attendrir (mais je pense déjà à diverses possibilités de le recycler parce que quand même, il est mignon).

Là, vous vous dites « ha oui, y’en a vraiment beaucoup des petits carrés, elle en est où ? » Bon, là, si vous commencez à être vexants, moi, j’arrête hein. J’en suis en haut à gauche. Voilà. Et puis de toute façon, 160x200, c’est beaucoup trop grand pour un plaid. Et puis c’est pas l’arrivée qui compte, c’est le voyage on a dit !

Bon, maintenant que vous avez bien ricané en lisant mon hobby inavouable, je lance un grand concours international. Le premier concours « Comme à la maison ». Il s’agit de poster par mail ou par commentaire, VOTRE hobby inavouable. Ha ! Ça rigole moins hein ! Bande de dégonflés ! Et après c’est moi la mémé crochet ?

Après délibération du grand jury (moi), un adorable petit carnet personnalisé sera offert au gagnant. Suivant la « qualité » des hobbys inavouables, le grand jury pourrait décider, dans sa grande magnanimité, de récompenser plusieurs participant(e)s ! Alors maintenant, c’est à vous d’avouer l’inavouable…

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09 octobre 2008

Vous déménagez ? Bon courage !

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C’est une question que les gens aiment poser quand ils vous voient avec un carton dans une main, une lampe dans l’autre et que vous tenez des clés avec les dents. Et c’est avec un malin plaisir qu’ils vous demandent « vous déménagez ? » Nan, je redécore le quartier avec des cartons. Voulez pas m’aider plutôt ?

 

Quand on emménage, il faut le dire, c’est carrément le bordel. Dans les films, quand les personnages déménagent, ils portent des gros cartons vides (ou plein de polystyrène). Forcément, ce n’est pas épuisant. Mais dans la vie, les cartons (même les petits) sont très lourds. Au point de se demander si quelqu’un n’y aurait pas glissé du plomb. Comme ça, histoire de rigoler.

À la fatigue physique s’ajoute la fatigue morale : on passe son temps à chercher les choses dans la tonne de cartons qui peuple l’appartement. Temps moyen de recherche pour un objet x ou y : 5 minutes avant énervement. Ceci dit, j’ai remarqué un fait étonnant sur lequel les scientifiques devraient se pencher dans les plus brefs délais : les objets bougent. Ils changent de cartons. Tout seuls. À côté, Oudini c’est de la gnognotte. Un objet clairement identifié dans un carton (alors qu’on cherchait autre chose) se retrouve automatiquement sous une pile d’autres cartons quand c’est lui qu’on cherche. Et évidemment, le matin, avant d’aller au travail, le temps moyen de recherche avant énervement se réduit fortement.

 

Au-delà des cartons, le fait de ne pas avoir de cuisine est assez gênant. Peut-être qu’en plein été ça peut être sympa et donner l’impression d’être au camping mais 1) On n’est pas en été 2) J’aime pas le camping. Voilà, c’est dit. Et puis manger dehors à chaque repas, ça finit par coûter très très cher. Nous avons donc acheté des boîtes de conserves, du taboulé en barquette, du jambon blanc. On a mangé froid dans nos assiettes en plastiques et puis le lendemain, j’ai appelé ma maman pour qu’elle me serve un repas chaud qui tient bien au ventre parce qu’il commence à faire froid. (tiens, tiens, ça me rappelle quelque chose… http resto du cœur). Le choix puis le montage de la cuisine était donc un moment très attendu. Après avoir fait 10 000 plans, nous nous sommes aperçus que nous n’avions pas 10 000 solutions. Nous sommes donc allé chercher notre cuisine chez IKEA. Le type m’a quasiment arraché une larme quand il nous a appris qu’il fallait 10cm de marge sous les plaques à induction, et que par conséquent un tiroir de mon casserolier 80 cm allait être condamné. Naaaaaaaaaaaaannnn !!!! pas mon casserolier 80 cm !!! On peut pas condamner la trappe de visite plutôt ? (« condamner »… même pour un tiroir, ça me fait frémir) (et puis qu’est ce que c’est que cette histoire ? Pourquoi on ne me le dit qu’aujourd’hui ? mon beau casserolier 80 centimètres…)

Nous voilà donc dans les grandes allées d’IKEA en train de chercher du Faktum 800.70.96 (et surtout pas du Faktum 800.70.69) et du Rationel à tout va. Évidemment, nous nous sommes gourés, heureusement, la caissière s’en est aperçue. Le chargement dans la voiture fut problématique, le trajet épique, le déchargement pas très comique. Les cartons que nous avions vidés et jetés laissèrent la place à de nouveaux cartons. L’espace dégagé fut aussitôt rempli, avec effet régime yoyo (plus tu en perds, plus tu en reprends). Le moral en prend un coup, mais la cuisine est là. Dans des cartons certes, mais là.

 

Pour parer cette cuisine des plus beaux atours, j’avais sélectionné de l’électroménager qui devait nous être livré en 48h. Lors de la commande, nous avions une super marge par rapport au jour de montage de la cuisine (mon père venait en renfort nous aider monter la cuisine) le dimanche. Évidemment, le transporteur, DHL (attention, je cite, mais je ne vais pas leur faire de la pub !), avait du retard et ils nous informent qu’ils ont les colis mais que la livraison sera seulement lundi. Donc pour tout encastrer, c’était râpé. Heureusement, B qui déplacerait des montagnes pour sa chérie (moi) est allé chercher le four et le lave-vaisselle. Nous laissons le frigo jusqu’au lundi. En déballant les cartons, horreur, malheur, la porte du lave-vaisselle est complètement déformée. Pas besoin de faire venir l’inspecteur Colombo, elle s’est pris un coup. Je dirai même plus, un gros coup. À ce moment précis, j’étais à mi-chemin entre l’énervement, la rage, la déception, la tristesse et certainement plein d’autres sentiments peu agréables et pas zen du tout.

Là où la situation devient cocasse, c’est que le lundi arrive, mais pas notre frigo. Coup de fil à DHL (Débiles en Hauteur et en Largeur). Le livreur est venu, il n’a pas sonné au bon appartement, alors il est reparti. (???) Et pourquoi il n’a pas sonné au bon appartement ? Parce que je suis une mademoiselle, dont l’abréviation est Melle, et que ce débile profond a cru que c’était mon prénom. Véridique. Il a donc sonné chez une autre Melle qui n’était pas là, il a déposé un mot de passage à Mademoiselle Melle et il est parti !!! Ça ne s’invente pas un truc comme ça, ça m’arrive. À moi. Snif.

Nouveau coup de fil à DHL (Débiles à Hurler Longtemps). Rendez-vous est pris pour le lendemain. Le type arrive avec 4 heures de retard (bof, quand on a 4 jours de retard, on n’est plus à quelques heures près…), seul, sans chariot, pour porter un frigo de 2mètres et 50 kilos. Le carton d’emballage est abîmé, suspectement abîmé. Finalement, B regarde par le trou du carton et découvre horreur-malheur bis, que le frigo est percé. Oui oui, comme avec un pic à glace. Encore une fois, Colombo peut rester avec sa femme : le frigo a dû tomber sur un piquet ou quelque chose comme ça. La façade est éventrée. Énervement, déception et colère proportionnels à la multiplicité de la poisse.

Résumons : j’ai acheté un four, un lave-vaisselle et un frigo. Le lave-vaisselle a été livré avec la porte défoncée et le frigo est percé. Et le tout, en retard. Il paraît qu’il faut prendre ce genre de situation avec philosophie. Hurler un grand coup, ça compte ?

Votre reporter de l’extraordinaire a passé de nombreux coups de fils au fournisseur, à DHL, B. en a fait autant et finalement, nous avons reçu un nouveau frigo et un nouveau lave-vaisselle hier, en bon état. Heureusement, l’histoire se finit bien, mais je me voyais déjà chez Julien Courbet, grimée, appeler DHL avec l’aide de maître Vergès. Parce que là, comme ça, je vous l’ai fait courte ! J’ai passé sous silence les fois où le livreur est venu et où il n’a pas voulu emporter le frigo, les fois où il n’est pas venu, la fois où il est venu et qu’il a emporté le frigo sans rien dire à personne (du coup, j’ai cru qu’on nous avait volé notre frigo percé)…

 

Mais n’oublions pas, un déménagement, c’est un moment JOYEUX ! (c’est ce que tout le monde m’a dit…)

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17 septembre 2008

Par où commencer...?

Je le sais, vous attendez fébrilement le prochain article qui paraîtra sur ce blog. Vous en avez des sueurs nocturnes, vous vous réveillez en pleine nuit pour vérifier si un nouvel article est paru. Et à chaque fois, la même déception. Et pourtant, ce ne sont pas les informations palpitantes (oui, oui, palpitantes) et les sujets d’inspiration qui manquent. C’est le temps qui me fait cruellement défaut … en cette période d’emménagement ! Et oui, B & Me emménageons ensemble (plus beaucoup de boulot, mais ça, c’est moins funky à raconter…). Évidemment, une mine d’idées s’ouvre à moi pour de nouveaux sujets que je vous ferai très prochainement partager, mais j’aimerais surtout « me mettre à jour » avant. Surtout que j’ai vraiment plein de choses à vous dire : mes vacances en Corse, mes essais culinaires (les cupcake, miam), les faux cils (heurk, rien que d’y repenser…), les produits ménagers écologiques (introuvables), les derniers films vus au ciné, les derniers livres lus (sur la plage et ailleurs)…  Bref, une foule de choses que je brûle d’envie de vous raconter. Et puis il y a le crochet, une de mes nouvelles occupations (non, ça fait pas mémé, si on fait un truc chouette, ça fait chouette), ma future passion pour le tricot (non, ça fait pas mémé non plus ! Bon, les deux comme ça, coup sur coup, je comprends que ça puisse faire bizarre. Fichtre, mon image vient d’en prendre un coup…) Bon, bah je retourne mettre ma pendule avec les petits chats dans les cartons…

Soyez patients, ça va valoir le coup…

A très bientôt

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29 mai 2008

Chassé-croisé de printemps

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Cette année, nous avons eu de la chance : les ponts de mai nous ont donné un vrai goût d’été. On s’y croyait vraiment. Les petits oiseaux chantaient, les arbres bourgeonnaient, les fleurs fleurissaient, l’air embaumait… mais ce n’ était pas encore le printemps.
2 ou 3 jours de beaux jours de soleil radieux ne me suffisent pas pour prendre LA décision, pour donner le top départ du printemps. J’ai vérifié la météo pour connaître les prévisions, j’ai un peu hésité, et je me suis lancé. J’ai sorti mes affaires d’été. Et là, c’était officiellement le printemps.
Le chassé croisé des affaires d’été et des affaires d’hiver donne lieu à un petit cérémonial des plus agréable. On va chercher la boîte et les habits qu’elle contient deviennent de vrais trésors. Un à un, presque religieusement, on les sort de leur hibernation. En les retirant de la boîte, les souvenirs reviennent également en mémoire : avec telle robe, on avait eu un succès fou, avec tel haut on avait passé une horrible journée…

La boîte recèle aussi bien des surprises ! Des habits qu’on avait complètement oubliés se révèlent être tellement bien qu’on aurait pu les racheter cette année ! Certe, il y a aussi ceux qu’on a un peu honte d’avoir porté (et dont on ne peut même pas dire qu’on les mettait dans les années 80…)
Du coup, un peu comme dans un déménagement, on fait du tri. On ne mettra pas toutes les affaires d’été dans l’armoire (je suis rentré là-dedans ? moi ???), et on ne mettra pas toutes les habits d’hiver dans la boite. Oui, le pull qu’on n’a pas mis depuis 3 ans et qui ne nous va plus n’a aucune raison de squatter la place des nouveautés de l’année. Ça trie, ça jette, ça donne… les fripes des uns sont les merveilles des autres !

Le seul problème avec ce chassé-croisé, c’est que souvent, quand on n’a plus que des débardeurs et des shorts à se mettre, il se met à pleuvoir. Et à faire froid. Le printemps dès fois, c’est un peu l’automne. Et la grande question refait surface : « Mais qu’est ce que je vais me mettre ? »

Voici malgré tout quelques photos printanières, parce que si cette saison est agréable dans notre penderie, c'est avant tout la nature qui revêt ses plus beaux habits...

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