Comme à la maison

Baladez-vous dans cet appartement virtuel comme vous le feriez chez vous. Allez dans la cuisine pour trouver des idées et des recettes, dans le salon pour les discussions, sur la télé pour les films et vers la porte de sortie pour... les sorties!

06 décembre 2008

Je me suis fait avoir (ou comment avoir le beurre et l’argent du beurre, mais pas le sourire de la crémière)

TICKET_DE_CAISSE

Que celui à qui il n’est jamais arrivé d’acheter un produit dans une boutique, de rentrer chez lui et de se rendre compte que ça ne convient pas du tout, me jette le premier ticket de caisse à la figure.

Quand vous retournez dans la boutique afin d’échanger le produit, vous trouvez en général sur le chemin, le même produit en mieux et moins cher (ou alors, vous ne trouvez rien qui vous convient dans la boutique). Vous ne souhaitez donc plus échanger votre article, mais vous le faire rembourser. Et là, la vendeuse vous dit « ha non, on rembourse pas, mais on peut vous faire un avoir ». Vous faire avoir, plutôt…

Comme j’emménage, j’achète une foultitude de choses afin de faire de mon petit nid un petit nid douillet. Mais l’erreur est humaine et il arrive, même après 1 heure d’hésitation entre 2 assiettes, de se tromper. Et les magasins qui remboursent en espèces sonnantes et trébuchantes sont de plus en plus rares. Je me retrouve donc avec un sacré paquet d’avoir aux valeurs diverses, allant de quelques euros à plus d’une centaine. Histoire de ne pas les perdre, B. les a regroupés dans une boîte. (imaginez combien nous avons perdu avant d’en arriver là…) En revanche, la boîte, nous ne l’avons évidemment pas avec nous le jour où nous retournons dans le magasin. Sinon, ça ne serait pas drôle… Nous achetons donc les nouveaux produits avec du nouvel argent. Et l’avoir croupi dans sa boîte. Jusqu’à sa date de péremption. Et oui, un avoir, c’est comme le jambon, ça périme. Pourtant, c’est de l’argent ! Mais du jour au lendemain, il ne vaut plus rien.

En plus, l’avoir est généralement imprimé sur les tickets dont l’encre s’efface. Au bout de 2 mois, on ne lit plus grand chose. C’est comme si vos billets de vrai argent disparaissaient sous vos yeux. Flippant hein ? Et puis bizarrement les avoirs ne sont jamais suffisants pour le second achat. Il faut toujours compléter au bout. Donc déjà, on ne nous rend pas notre argent, et en plus, on nous incite à en dépenser plus. Et pourtant, c’est la crise ma bonne dame…

Mais n’oubliez pas, la Bellgarath fait trembler le commerçant malhonnête ! Petit exemple : B. m’avait offert un pantalon. Manque de pot, je ne le trouvais pas joli-joli. On retourne donc à la boutique afin de l’échanger. Sauf que les pantalons jolis ne m’allaient pas (y’a des jours comme ça…snif) (non, c’est pas moi qui suis mal fichue) (tout ceux qui ont pensé ça, et bah… bah… fallait pas !) (je ne vais pas vous punir non plus, mes petits lecteurs chéris). Bref, nous demandons donc un remboursement. Et là, la fille nous dit que Oh, c’est les 3 jours promo et qu’ils ne font pas d’échange ou de remboursement sur les articles en promo. Devant mon regard insistant, elle finit par nous proposer un échange (c’est là que je lui ai dit que ses pantalons étaient mal coupés) (et encore une fois, non, je ne suis pas mal fichue ! c’est les pantalons qui sont mal coupés…). Elle finit par parler d’un avoir. Là, plutôt que de râler comme une truie véreuse, j’ai réfléchi. Ok pour échanger le pantalon moche en promo contre un produit pas en promo (n’importe lequel), mais alors après, on se fait rembourser le produit pas en promo ! J’ai été obligée de lui répéter 2 fois pour qu’elle comprenne. Elle a surtout compris que ça allait lui faire 2 fois plus de boulot, et comme par magie, elle nous a remboursé le pantalon en promo sans moufter. Tssss…

Et en ce moment, c’est pareil pour tout. Nos avoirs vont arriver à péremption, nous allons devoir racheter des produits (dont nous n’avons pas forcément besoin), les rendre dans la foulée pour avoir 3 mois de délais en plus et recommencer cette petite opération jusqu’à ce qu’on trouve quelque chose qui nous plaise dans la boutique. C’est bien parce que c’est pas du tout rébarbatif comme procédé…
Je suis allée faire un tour sur le site de la DGCCRF (Direction Générale euh… en tout cas, c’est un site officiel) en pensant trouver un super article de loi comme quoi les avoirs étaient interdit, abusifs et passibles d’un remboursement au quadruple. Et qu’est ce que j’ai trouvé ? Et bien je vous le donne en mille : ils disent que les commerçants ne sont même pas obligés de nous reprendre les articles ! Je ne comprends pas comment, dans un pays comme la France qui est censé protéger le consommateur, on peut tolérer ce principe d’argent bloqué chez un commerçant (au mépris de la libre concurrence, du changement d’avis féminin etc).
Nous avons actuellement des avoirs chez IKEA, chez CASA, chez 13 à TABLE… en revanche, BHV nous a remboursé, Carrefour, Castorama, Leroy Merlin aussi. (oui, nos courses sont assez ciblées en ce moment…)
(L’avoir chez 13 à table était périmé. En magasin, ils n’ont rien voulu savoir mais heureusement, B ne s’est pas démonté : il leur a écrit un mail et finalement, ils nous ont gentiment prolongé l’avoir que j’ai pu utiliser)

S’il existe un lobby ou un comité anti-se-faire-avoir, je suis prête à m’investir dans la cause !
En tout cas, une chose de sûre, les avoirs, c’est vraiment de la m….e, et ça a bien sa place dans cette rubrique.

Posté par Bellgarath à 12:14 - Aux chiottes!! - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


26 septembre 2008

Du faux cil au faux-pas…

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Cet été, en tant que reporter de l’extrême et néanmoins jeune femme soucieuse de son apparence, j’ai mis mon corps en péril pour tester les faux cils (oui, bah vous allez voir après, c’était pas un long fleuve tranquille cette histoire). À moi les cils magnifiquement longs et recourbés! me disais-je. À moi les yeux de biches du matin jusqu’au soir ! Finie la corvée de mascara ! Finies les traces sous les yeux après un bain de mer ! Et malgré cet alléchant programme, adieu veau, vache, cochon, couvée, cette aventure s’est terminée ainsi : fini les faux cils.

 

Pour commencer, histoire de vous mettre dans l’ambiance, il faut que je vous raconte la pose en elle-même des faux cils. Rien que ça, ça aurait valu un billet en entier. Au travail, une collègue m’avait donné l’adresse de « quelqu’un » qui posait des faux cils pour 20 euros (au bl..ck quoi…). Certes, c’était largement le prix d’un super mascara mais bon, ça devait tenir 1 mois et surtout, nous éviter LE choix cornélien de l’été : baignade ou mascara ? Avec une collègue (une autre), on se voyait déjà battre de nos longs cils sur la plage, sans horrible coulure ou, devrais-je plutôt dire, sans le souci des horribles coulures. Le fait est qu’on s’y voyait bien, et que finalement, notre rêve valait bien 20 euros.

À la prise du rendez-vous, un doute s’éveille en moi. J’ai un monsieur au téléphone, qui ne comprend rien à ce que je lui dis, et dont je ne comprends pas un mot. Pour tout vous dire, j’ai l’impression de passer commande dans un restaurant chinois. On finit par se comprendre, rendez-vous est pris, l’adresse est notée. Nous voilà donc parties, excitées comme des puces pour pousser plus loin nos investigations esthétiques. Le jour J, à l’adresse indiquée, point d’institut mais un pavillon de banlieue. La porte du garage est entre ouverte, nous passons la tête. Un monde parallèle se dévoile : le garage est complètement réaménagé en salon de beauté : il y a 3 ou 4 « stands » pour les ongles, avec lampes à UV et salle d’attente… Ce n’est pas du tout le petit bouiboui aménagé pour arrondir les fins de mois, c’est carrément un vrai commerce ! 3 femmes se font faire une manucure (50 euros chacune pour des faux ongles) et nous sommes 2 à 20 euros pour des faux cils. C’est manifestement lucratif.

Notre tour arrive, je me lance la première. Le type déplie simplement une chaise de camping, me colle une lampe de bureau au-dessus de la tête et décolle les faux cils de leur boite hermétique pour les mettre sur sa main. À ce moment précis, j’essaie d’oublier qu’il y a certainement des principes d’hygiène (se laver les mains entre deux clientes…) qui seraient appliqués dans un vrai salon. Quand le monsieur commence à m’appliquer les faux cils et que la colle me brûle les yeux, j’essaie également de ne pas penser aux émissions de Jean-Luc Delarue (« Aujourd’hui nous recevons Bellgarath qui a perdu la vue après s’être fait poser des faux cils » ça sonne bien non ?) Bref, le type me tend un éventail chinois pour faire passer la brûlure. Il pose les cils qui sont pré-collés par minis paquets de 2 ou 3. Apparemment, l’effet est concluant car la fille qui se fait poser des ongles veut maintenant se faire poser des faux cils.

D’un coup, au travers de la porte toujours entre ouverte, j’entends passer une voiture et j’imagine le pire : une descente de flics dans le repère du faux ongle. Pour un peu, j’entendrais presque les claquements de portières, les pas précipités et l’entrée en force dans le garage avec un des policiers qui dirait quelque chose du style : « personne ne bouge, on embarque tout le monde et tout le matériel » TOUT LE MONDE ??? nan mais moi j’ai rien fait, à part me faire brûler les paupières par un asiatique qui ne se lave pas les mains…

Le temps de trouver que dire à ces policiers, le monsieur a fini de poser mes nouveaux cils. Je regarde dans la glace (qui est sale) : on dirait que je suis prête à tourner dans une pub pour du mascara (sic). C’est long, recourbé, bien dense en couleur et on dirait même que j’ai mis de l’eye liner… par contre quand je ferme les paupières, j’ai l’impression d’avoir du sable dans les yeux. On fait plus agréable, mais que voulez-vous, on est un reporter de l’extrême ou on ne l’est pas… Sur ma collègue et amie, ça rend super mais ça la gratte aussi. Le monsieur nous donne ses recommandations : si c’est mouillé, il ne faut pas frotter. On repart donc, toutes contentes, avec 1 mois de tranquillité collé sur les paupières. On dirait qu’on va en boîte de nuit tellement nos cils sont beaux.

Après ce moment d’euphorie, les choses se sont gâtées (les policiers ne sont pas venus nous chercher, mais c’était pas mal non plus). Le lendemain au réveil, je n’avais qu’une envie, me frotter les yeux. Évidemment, c’était impensable (mais quand même, ça gratte, ça pique, ça gêne). A peine levée et j’étais déjà prête à aller en boîte de nuit. À 10h du matin, ça fait un peu bizarre. Quand le facteur a sonné pour un recommandé, j’ai ouvert, avec mes cils et mon pyjama. Regard étonné, battement de cils, signature. Le lendemain, on décollait pour la Corse, ses plages, sa mer transparente (bientôt, un autre reportage de l’extrême, et cette fois, il y aura vraiment des émotions fortes). Sur la plage, j’étais soulagée de ne pas avoir à m’inquiéter des coulures. Par contre, quand l’eau salée me rentre dans les yeux et qu’il faut réprimer son envie de frotter, ça ressemble à un supplice. Et il faut avouer que je me sens un peu décalée avec mes cils du samedi soir. Je ne sais pas s’il m’a été plus difficile de m’habituer à l’impression d’avoir des cailloux sous les paupières ou à mon reflet dans la glace.

Un beau jour, en plein milieu des vacances, un petit paquet de cils se fait la malle, tout seul, sans avoir demandé son avis à personne. En plus, il est évidemment en plein milieu. Je suis une édentée des cils. J’ai les cils du bonheur (hum…). Que c’est beau ces longs cils, bien recourbés… avec un trou au milieu… Ces faux cils commencent à me gonfler pour de vrai et le fait que je m’y sois habituée est remise en cause. Surtout que la reprise du boulot approche, que d’ici là, d’autres cils seront partis et qu’il est hors de question que j’arrive avec un œil à moitié et l’autre en vrac. Pour tous les petits malins qui se disent « mais pourquoi elle met pas du mascara dans le trou pour camoufler », et bien sachez, chers petits malins, que je l’ai fait, mais que les pubs pour les mascaras sont honteusement mensongères. Même en mettant 3 couches, on voyait la différence, on voyait le trou, et c’était moche. Surtout quand d’autres paquets de cils se sont effectivement mis aussi à tomber. Il allait falloir passer à l’action, les enlever.

Les paroles du poseur de cils chinois me reviennent en mémoire « si mouillé, pas frotter ». Je prends donc un coton que j’imbibe généreusement puis je frotte. Ça fait un mal de chien, ça tire sur les cils (les vrais)… et ça ne part pas !!! Au bout d’un moment, j’envisage toutes les solutions : ciseaux, dissolvant… Je commence par du démaquillant, rien à faire. Aux grands maux les grands moyens : avec un coton-tige et du dissolvant, j’arrive à enlever quelques paquets, je me brûle l’œil, je sens l’eczéma qui pousse, mais ça part. Un peu. C’est déjà ça. Je finis par « casser » la colle des cils avec mes ongles en l’écrasant dans tous les sens. Évidemment, ça tire, ça pique, ça fait mal. Tout ce que vous voulez tant que je me débarrasse de cette horreur avant demain (reprise du boulot). Le plus gros est enfin parti, je coupe le reste avec des petits ciseaux. Oui oui, vous lisez bien : je me suis coupé des cils !

La veille au soir de ma reprise, j’ai enlevé le dernier paquet de résistants. Je me suis empressé de me frotter les yeux. À ce moment, j’aurai pu signer un papier disant que je ne mettrai plus jamais quelque chose sur les cils, même pas du mascara.

 

Les faux cils, c’est peut-être à tenter en institut, et encore, je ne retenterai pas l’expérience de si tôt. Trop de douleurs pour un résultat bien, mais trop (quand vous vous levez avec les cils du samedi soir et la tête du dimanche matin, ça fait vraiment bizarre) Ma morale ? Finalement, j’ai dû souffrir pour être moi-même…

Posté par Bellgarath à 01:09 - Aux chiottes!! - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 décembre 2007

Un dentifrice qui se fait mousser

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Il y a quelques semaines, j'ai été séduite. Par une pub. Pour du dentifrice... (elle était vachement bien faite!). Cette publicité vantait les mérites d'un dentifrice révolutionnaire: sa texture gel se transformait en mousse et cette prise de volume permettait aux actifs d'être en contact avec 25% en plus de la surface des dents. Du coup, meilleur nettoyage, meilleure protection, meilleur tout ce que vous voulez. Wahou, me dis-je, il me le faut. Quitte à faire un achat impulsif, mieux vaut que ce soit sur un tube de dentifrice plutôt que sur un sac Chanel.

Quelques jours plus tard, je me rend dans mon supermarché, ayant en tête de me procurer la mousse révolutionnaire. Au rayon des dentifrices, ça se complique pour moi car je ne me souviens ni du nom de la marque, ni du nom du dentifrice. J'espère alors que ceux qui ont conçu le packaging ont pensé aux gens comme moi... Après avoir étudié une à une les différentes pâtes dentaires, entre les "plus blanc que blanc" et les "plus mentolé que moi tu meurs", j'en trouve une qui m'a tout l'air d'être celle qui va finir dans ma salle de bain. Le conditionnement est en alu brossé et un dessin montre un gel qui devient mousse. Je le prend en main et lis les informations complémentaires. La mousse est "iso-active", c'est marqué 2 fois, en gros. Heureusement, pour tout ceux qui n'ont pas fait une école de chimie appliquée aux pâtes dentaires, un texte complémentaire indique "propreté supérieure de la bouche. Elimine 25% de bactéries en plus". Maintenant, je suis sûre que c'est bien lui que j'ai vu à la télévision, et j'ai encore plus envie de l'acheter. Le préfère prendre le goût menthe-citron plutôt que le menthe polaire, et je me dirige vers la caisse, toute pressée de rentrer chez moi essayer ce formidable dentifrice.

Le moment tant attendu arrive. Je suis dans ma salle de bain, la brosse à dent dans une main, le fameux dentifrice dans l'autre. J'appuie sur le bouchon du récipient sous pression. Rien. Faut secouer? bon, je réessaie. Rien. J'appuie un peu plus fort, et forcément, ce qui devait arriver arriva, un grand jet de dentifrice tombre sur ma main, dans le lavabo, et bizarrement, en quantité réduite sur ma brosse à dent. Bon, je nettoie, et je me brosse. Et là, au lieu d'une très agréable sensation de mousse qui me chatouille la gencive, j'ai l'impression de me brosser les dents avec de la mousse à raser. Mais où est le goût menthe citron? La mousse qui devait couvrir 25% de surface dentaire en plus fait des paquets d'un côté, se liquéfie de l'autre. Un bonheur... Et je vous passe la déception.
Le lendemain, pleine de bonne volonté, je me dis que ce dentifrice a bien le droit à une seconde chance. J'appuie donc doucement, doucement sur le capuchon. Rien, rien, splash. Berk. Bon, ça ne recommence pas bien. Au brossage, j'ai à nouveau l'impression de m'être trompé de flacon et d'avoir pris la mousse à raser de B. Au goût, toujours pas de menthe ni le moindre citron en vue. Grrr

Après hésitation, j'ai choisit de remiser ce dentifrice tout neuf car se brosser les dents devenait une corvée. Adieu donc promesses de nettoyage plus performant, rafraichissement intense, protection innouie. Mon dentifrice officiel ne m'en a pas voulu de mon infidélité,et sans mousse iso active, sans gel liquido mousseux, sans citron mais avec menthe, il m'a redonné le sourire, plus blanc que blanc bien sûr.

Posté par Bellgarath à 22:12 - Aux chiottes!! - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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