07 mai 2009
Le coup classique
Après avoir lu « l’amour est une chose étrange » de Joseph Connely, j’ai eu un peu de mal à replonger dans un livre. J’en ai pris plusieurs à la bibliothèque, mais, allez savoir pourquoi, je bloquais. J’avais pourtant emprunté de très bons livres comme « les yeux jaunes du crocodile » dont je n’avais entendu que d’excellentes critiques. Je ne peux pas vous dire si j’ai aimé ou pas, étant donné que je ne l’ai même pas ouvert.
Avec d’autres choses en tête, des journées bien chargées et des soirées qui ne le sont pas moins, difficile de se laisser attraper par une histoire. Heureusement, les vacances sont enfin là. Je n’aurai pas forcément plus de temps pour lire, mais au moins l’esprit un plus tranquille.
En prévision de longues soirées dans des contrées lointaines, je suis allée à la bibliothèque. J’y traîne toujours un long moment avant de me décider. Cette fois, « Le fait du prince » d’Amélie Notomb, m’a quasiment sauté dans les bras.
En cherchant un livre que j’avais déjà emprunté (et que je n’avais pas ouvert, faute de temps), je suis tombée sur le rayon des classiques. En voilà une bonne idée que j’oublie à chaque fois ! Quel plaisir de lire un classique quand c’est hors de la contrainte de l’école ! Quand il n’y a ni fiche de lecture, ni devoirs, ni contrôle, mais juste le plaisir de savourer les mots.
Les classiques, c’est comme le vin : tous ne vieillissent pas bien, mais quand ils ont cette chance, c’est un pur délice. Les mots sont justes, les phrases sont ciselées avec talent, les personnages ont de l’ampleur… Quand la précision, l’imaginaire, la technique et l’artistique sont réunis, c’est une pépite, un bonheur, une démonstration de langue française, une œuvre d’art qui convainc les esprits, générations après générations.
D’une chose à l’autre, je suis tombée sur Madame Bovary, puis sur L’éducation sentimentale, de Flaubert. Aussitôt trouvés, aussitôt empruntés. Je vous en dirai plus bientôt, à mon retour de vacances.
Quand je suis partie, on ne m’arrête plus. Je suis allée à la Fnac et j’ai acheté un livre dont j’avais entendu parler à la télé. Voici en quelques sortes le résumé. « Petite-fille de Louis XV et de PhilippeV d'Espagne, Isabelle de Bourbon-Parme (1741-1763) est une femme exceptionnelle, qui appartient au club très fermé des princesses philosophes. Mariée en 1760 au futur empereur Joseph II, elle séduit toute la famille impériale et tombe elle-même éperdument amoureuse de sa belle-soeur, l'archiduchesse Marie-Christine. Ses lettres et ses petits billets, qui ressemblent aux courriels de notre siècle, révèlent un caractère, des sentiments et une intelligence hors du commun; ils lèvent aussi le voile sur certains secrets de la cour de Vienne »
J’adore ces récits de femmes hors du commun dont l’histoire traverse les siècles. Car les hommes sont mis sur le devant de la scène, mais derrière un homme de qualité, il y a bien souvent une femme d’exception…
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Commentaires
oh non, "les yeux jaunes du crocodile", c'est superbe, il faut vraiment que tu le lises. Et je trouve justement que ça se marie très bien avec les vacances, il est à savourer à la terrasse d'un café, sur la plage... bref à tous les endroits de zenitude absolue. Ton bouquin sur Isabelle de Bourbon-Parme me tente bien, mais Flaubert, y a pas moyen j'ai jamais adhéré. Profite bien de tes vacances
dis donc elle est morte jeune...
en revanche elle s'est mariée tard pour l'époque, à 19 ans. A l'époque si tu n'étais pas marié à 16 ans t'étais limite vieille fille. Mi aussi j'aime beaucoup lire des livres qui racontent notre histoire.
Tu m'as donné envie d'en savoir plus.
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