Comme à la maison

Baladez-vous dans cet appartement virtuel comme vous le feriez chez vous. Allez dans la cuisine pour trouver des idées et des recettes, dans le salon pour les discussions, sur la télé pour les films et vers la porte de sortie pour... les sorties!

30 avril 2009

Nom d’un petit Caribou !

2629297849_60920ac596_b

Le 30 avril, pour vous, c’est une date comme les autres. Pourtant, sur mon calendrier, c’est entouré en rouge. Parce que le 30 avril, je m’envole au pays du sirop d’érable.

Nous avons nos billets d’avion depuis plusieurs mois mais c’est seulement depuis quelques semaines que les choses se sont brusquement accélérées. C’est un peu le problème des billets pris longtemps à l’avance : on reste sur l’idée que le voyage, c’est dans longtemps. Sauf qu’un jour, le voyage, c’est dans 2 mois. Et que 2 mois, ça passe super vite. Surtout quand on a 3 semaines à organiser soi-même de A à Z.

Je me suis alors plongée dans les premières joies du voyage : les préparatifs.

Phase 1 : choisir les guides de voyage.
Ça n’a pas été une mince affaire parce que les guides proposés ne me faisaient pas vraiment rêver. Ils n’avaient pas de photos, pas d’idées de parcours, rien ne ressortait, le « guide du routard » était plus un bottin qu’un guide de voyage… Normalement, le voyage commence en feuilletant les pages du guide. Là, non.
J’ai finalement trouvé un super site internet (autentikcanada) qui m’a permis de définir un peu mieux les endroits que je voulais visiter, ceux qui étaient à éliminer (trop loin, trop long, pas assez intéressant…). J’ai fini par acheter « Le guide vert » pour son côté information exhaustive, et le « évasion » pour son côté sympa/pratique et je suis assez contente de mes choix. Je me suis alors retrouvée avec de quoi occuper 2 mois de vacances. Et là, quand il a fallut faire un choix, ce fut le drame.

Phase 2 : choisir les visites.
En recoupant les infos à droite à gauche, dans les guides et sur des sites (pour le coup, le site du routard est très bien fait), j’ai réussi à en éliminer au fur et à mesure pour ne garder que les vraiment bien. Il y a beaucoup d’endroits « extraordinaires » où il n’y a finalement qu’une vieille église à voir…

Phase 3 : faire le circuit
Comment faire environ 2500 kilomètres en 3 semaines sans avoir l’impression de passer les vacances dans la voiture ? Comment aller d’un point à un autre en profitant de ce qu’il y a sur le chemin ? Comment savoir le temps qu’on voudra passer à un endroit ? En gros : comment OPTIMISER.

Phase 4 : refaire le circuit
Bah oui. Parce que l’activité qui est « OUVERTE TOUTE L’ANNEE » (et qui était prévue un mercredi) n’est en fait ouverte que le week-end. Ha. Ha. Grrrr. Et dans la région, ce n’est pas comme à Paris où quand un musée est fermé on va dans celui d’à côté. Non, non, non. Là bas, on a plus qu’à attendre de se faire bouffer par un ours. Heureusement, je n’avais pas réservé les hôtels et heureusement, il a suffit d’inverser le sens du circuit pour que ça tombe un dimanche. Mais du coup, j’ai tout re-vérifié.

Phase 5 : réserver les hôtels
Parce que ça va nous éviter de payer le prix fort. Et accessoirement, de dormir dehors au cas où il y a un congrès, un séminaire ou je ne sais quoi. (et du coup, se faire bouffer par un ours)

Phase 6 : acquérir l’équipement nécessaire
Une bonne valise, de bonnes chaussures, des pansements contre les ampoules, un manteau-chaud-pratique-pas-encombrant, (ça c’est pour le côté baroudeur) ET des cotons à démaquiller, des petites crèmes, le tube de gommage, le gel douche sans savon etc etc (ça, c’est le côté pas baroudeur du tout). Le plus difficile étant 1) de penser à tout 2) de tout faire rentrer dans la valise si on a réussi à penser à tout.

Phase 7 : essayer de conjurer le sort
Ici, c’est le printemps, voir même l’été. Depuis quelques semaines, le temps est magnifique, les petites fleurs éclosent. J’appelle un « hôtel » au Canada, dans un endroit où on devait peut-être dormir dans un tipi et faire du bateau sur le lac. Et là, avec l’accent, le type me dit qu’il y a 20 centimètres de neige, et que le lac est gelé. Douche froide pour moi aussi, me voilà en tabernacle. On savait bien qu’il ne ferait pas 40°, mais de là à avoir 20 centimètres de neige !!!

Phase 8 : consigner le tout un road book
Inutile de vous dire que ça fait 1 mois que je suis tous les soirs dessus, comme une acharnée. Mais au final, on a plus qu'à suivre le guide!

Phase 8 : profiter
Le 30 avril, en montant dans l’avion (en descendant surtout…) il sera enfin temps de profiter !

Ahhhhh, les voyages….

PS 1 : Je ne vous cache pas que l’histoire de la grippe porcine me perturbe un peu.
PS 2 : Je vous tiendrai bien sur au courant dès que je pourrai.
PS 3 : Au cas où je ne peux pas, j’ai quand même programmé des petits billets qui paraîtront pendant mon absence.
PS 4 : N’hésitez pas à laisser vos commentaires, je garderai un œil sur le site.
PS 5 : Voici aussi pourquoi je n'allais pas trop sur vos blogs, les coupines de blog, je n'avais plus une minute à moi...
PS 6 : pour avoir une idée de nos destinations, vous pouvez regarder les tags associés



08 avril 2009

BCBH (Bonne Chute, Bonne Honte)

3212647146_ed93e9f13b_b

Courez voir le site de sharon, la photographe

Quand on travaille, il y a des jours importants, avec des réunions importantes, où se retrouvent des gens importants, pour parler de choses importantes. Pour ce genre de jour, il est important d’avoir bien préparé sa réunion afin d’être le plus efficace possible, et de faire gagner du temps à tout le monde. Comme je suis une fille, je mets également un point d’honneur à être bien habillée, bien coiffée, bien maquillée et bien talonnée.

Le matin du jour J de ma dernière réunion-importante-avec-des-gens-importants-pour-parler-de-choses-importantes, devant mon armoire, je ne savais pas quoi me mettre. Forcément, tout me paraissait n’être que vieilleries, vêtements inappropriés, ou que sais-je encore. Je m’en dis tout les matins devant l’armoire, mais là, c’était le pompon. Après plusieurs essais et plusieurs énervements dus à l’heure qui tournait, je suis enfin tombée d’accord avec moi-même sur une tenue. Pantalon noir à revers, chemise blanche cintrée, paletot noir (maje). Sobre mais féminin, classique mais pas vieillot. Des chaussures noires à talon pour finir l’ensemble et hop, dans la voiture.

La route qui est normalement fluide fut évidemment bouchée. Pas au point de devoir annuler la réunion, mais juste assez pour mettre un peu en retard. Et donc juste assez pour éprouver mes nerfs. Je finis par arriver à mon bureau, saine et sauve et stressée. À la réunion, il y aura mon chef (n+1), mon sur-chef (n+2) et le sur-sur-chef de beaucoup de gens. Ils sont tous gentils, je les connais tous, je sais que j’ai fait du bon travail, mais bon. C’est quand même pas une réunion où on se fait des blagues en se tapant dans le dos. J’entre dans le bureau où se tient la réunion.

Deux des trois chefs sont déjà là. Gloups. Moi qui voulait arriver en avance… tout ces boulets sur la route... Bonjour, Bonjour, ça va très bien et vous ? Après 2 poignées de mains énergiques, je m’apprête à rejoindre ma chaise. Sauf que ça ne s’est pas passé tout à fait comme prévu… Et je me suis tapé la honte, mais alors une honte !!!
Si je devais classer  cette honte, elle arriverait directement dans le top 5 des plus grandes hontes de ma vie.
Il se trouve que, comme je vous l’avais dit plus haut, je portais ce jour-là un pantalon noir à revers. Et des talons. Et un de mes talons s’est pris dans le revers du pantalon. Et là, c’est le drame. Oui, mesdames et messieurs ! Je n’ai pas vacillé, je n’ai pas trébuché, non, mesdames et messieurs, j’ai chu ! Sur le n+ beaucoup de plein d’autres gens ! Pendant que ma chaussure volait à l’autre bout du bureau (vitré, avec un open space derrière).
Je ne sais pas comment ils ont fait, mais ils n’ont même pas ri. Le chef a juste été étonné que quelqu'un lui tombe dessus comme ça. Peut-être que l’on apprend ça quand on devient chef, à ne pas rire quand quelqu’un se casse la figure. Moi, à leur place, j’aurai explosé de rire. Surtout quand il a fallu que j’aille ramasser ma chaussure, en chaussette, à l’autre bout du bureau. La honte, je vous avais dit. J’ai bien essayé de marmonner un truc du genre « chaussure, talon, revers » mais bon, ils ont eu la délicatesse de passer à autre chose. De revenir là où ils s’étaient arrêté avant que j’entre dans le bureau, en fait.

J’ai finalement rejoint la chaise que l’on m’avait réservée. Je peux vous dire que je réfléchissais bien à chaque mot que je prononçais, pour ne pas perdre encore plus de crédibilité en disant des bêtises. Heureusement, mon travail a joué en ma faveur et tout s’est bien passé.

Morale de l’histoire ? 
Niveau 1 : L’association de ce pantalon et de ces chaussures est dorénavant totalement proscrit.
Niveau 2 : la prochaine fois, je passerai moins de temps à chercher ce que je vais me mettre, pour partir à l’heure et ne pas stresser d’être en retard.
Niveau 3 : Et quand je pense que j’ai fait tout ça pour faire sérieux, je me dis qu'il est parfois vraiment difficile de garder le sens de l’humour…

Et vous, c'est quoi votre plus grande honte professionnelle?

et pour les fétichistes du pied, j'ai trouvé un autre photographe qui fait des choses magnifiques. Pour voir, c'est ici

Posté par Bellgarath à 09:00 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
« Accueil  1