Comme à la maison

Baladez-vous dans cet appartement virtuel comme vous le feriez chez vous. Allez dans la cuisine pour trouver des idées et des recettes, dans le salon pour les discussions, sur la télé pour les films et vers la porte de sortie pour... les sorties!

18 février 2009

Aïe Yo

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Jeudi dernier, j’ai été invitée au concert d’AYO. À part les 2 chansons qui passaient sur les ondes, je n’avais pas creusé le sujet. J’aimais bien ces 2 chansons, et puis voilà, on m’a proposé d’y aller. Et un concert à l’Olympia, ça ne se refuse pas.

 

Avant tout, je vous recommande une expérience hors du commun : le parking des théâtres, juste derrière l’Olympia. Franchement, rien que ça, ça valait le détour. Le parking est « réservé aux spectateurs des théâtres » et on comprend vite pourquoi. On rentre là-dedans comme dans un trou de souris, et à l’intérieur, ce n’est pas beaucoup plus grand. On laisse ses clés à un « voiturier » qui est chargé de mettre environ 15 voitures au mètre carré. Et effectivement, le type rentre un nombre incalculable de voitures dans un parking qui doit faire 70m2 à tout casser. Comment s’y prend-il, me demanderez-vous. Et bien, il les met toutes les unes derrières les autres, comme si on n’allait jamais reprendre notre voiture. C’est aussi pour cela qu’il faut laisser ses clés sur le tableau de bord et que c’est réservé aux théâtres : tout le monde arrive en même temps, et repart en même temps (à peu près, et c’est là que ça se corse). Mais c’est comme dans le jeu (où on finit par arracher les pièces pour les remettre discrètement en place au bon endroit), il faut pousser une voiture, pour en pousser une autre, pour en décaler une autre, pour qu’enfin, la première voiture à s’être garée puisse ressortir. Fantastique. On verrait plutôt ça sur Youtube dans une vidéo tournée en Inde ou en Chine ou que sais-je, et on se dirait « ils sont fous ces chinois ». Mais là, en plein Paris, c’est vraiment… hum… déconcertant.

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Après avoir un peu halluciné, direction l’Olympia. Salle mythique (of course) un peu galvaudée ces derniers temps (star’Ac), mais que voulez vous ma bonne dame, par temps de crise, ils ne vont pas faire la fine bouche. Dans le hall d’entracte, des bornes proposent d’envoyer une carte postale virtuelle avec votre nom en grandes lettres rouges sur la façade de l’Olympia. Franchement, avoir l’impression d’être une star internationale pendant quelques instants, c’est… comment dire… assez plaisant.

Mais la première partie avait déjà commencé, donc nous sommes vite entrés. Un type, qui ressemblait vaguement à Tété, faisait des reprises. Entre deux, il faisait des blagues (pas drôles) et se prenait des bides (normal). Nous avons eu le droit au fameux « vous êtes fatigués ce soir ou quoi ? ». Il ne m’a pas entendu, mais moi j’ai répondu que oui, et que c’est lui qui me fatiguait (mon nom en néon sur la façade de l’Olympia m’était quelque peu monté à la tête). Ensuite, il a eu la mauvaise idée de faire une « compo » à lui (bah oui, par définition…). Alors là, la musique n’était pas trop mal, mais alors les paroles… Les paroles ! My God les paroles. Il avait dû les recopier sur le cahier de poésies de son fils de 4 ans. Du style « ma chérie, je t’aime, quand tu n’es pas là tu me manques, c’est trop dur la vie sans toi » et ce moment fabuleux qui s’est gravé à tout jamais dans ma mémoire tellement c’était beau, sensible et intelligent (deux points ouvrez les guillemets) À Paris qu’il pleuve ou qu’il neige, je vois la vie en rose ou en beige. Véridique.

Il était drôle finalement ce type. À sa façon, sans faire exprès. Je lui souhaite une belle carrière dans la chanson. Au Japon de préférence. Mais pas en France, je ne voudrais pas avoir à changer de radio trop fréquemment.

 

Heureusement, après 20 minutes d’entracte, AYO arrive enfin sur scène. On sent tout de suite que c’est autre chose, un autre niveau. Frisson. (ndla : Vous avez remarqué, je n’ai pas mis de « s » à « frisson ». Ce n’est malheureusement pas un oubli, il n’y a eu qu’un seul frisson. ) Elle est arrivée, elle a dit AYO pendant 5 minutes sur différentes notes, avec différentes intonations, et puis voilà. La musique était chouette, sa voix était chouette mais bon, au bout de 5 minutes de « A io, Aiiiiiiiiiiiiio, A i o » etc, on a envie d’un peu plus de substance.

La substance, on l’a eue après. Parce qu’il faut savoir un truc sur AYO, au-delà de sa voix vraiment particulière, c’est qu’elle est marraine de l’UNICEF. Si vous ne le savez pas AVANT d’aller à un concert, vous le saurez après, faites-lui confiance là-dessus. Parce que AYO sourit TOUT LE TEMPS (au point qu’on s’est demandé si elle était touchée par une certaine forme d’autisme) et puis d’un seul coup, elle pleure sur les petits enfants dans le monde, après nous avoir dit qu’on avait de la chance parce qu’on avait « some clothes to wear, some food to eat » etc etc. Un vrai discours de miss France.

Et elle remettait un coup de musique. Et re un discours. Il fallait qu’on aide des gens, nos voisins, nos amis, les petits enfants du tiers monde…

Re musique.

Et hop, discours sur l’Afrique, quel beau continent, il faut qu’on aille aider les gens là bas. Et là, mix entre musique et discours, elle nous a fait tous les pays d’Afrique à sa façon (comme quand elle disait A yo) ça donnait : Ougan daaaaaa, Anngoooooooo laaaa, Niiiiigééééééééé riaaaaaa. Bon, je vais vous épargner le reste, vous avez compris le principe.

Chaque « chanson » durait au moins ¼ d’heure. Au début, il y avait une petite mélodie à la guitare ou à la basse (elle joue super bien d’ailleurs). Ensuite, elle s’arrêtait, faisait son petit discours ou alors elle chantonnait son discours sur la mélodie (pour qu’on s’en rende moins compte). Ensuite elle reprenait sa chanson, puis présentait un des musicien qui faisait son solo pendant quelques minutes, puis la chanson reprenait et se transformait en impro, puis terminait en bœuf. Voilà. Pour chaque chanson, ça fait long. Le concert a commencé à 21h, terminé à 23h30. Je vous avoue qu’à 22h, j’avais mon compte. Et puis comme le style d’AYO c’est pas non plus de la salsa du démon, bah… j’ai faillit m’endormir (alors que j’étais debout) à plusieurs reprises.

 

Je critique, je critique, mais AYO a vraiment une voix magnifique. Elle pourrait chanter le bottin que ça serait joli. Le problème, c’est que c’est un peu ce qu’elle fait avec sa chanson sur l’Afrique, et celle sur les petits enfants, et celle sur….

Posté par Bellgarath à 08:30 - porte de sortie - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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16 février 2009

Muffins de schtroumpfs

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Ça faisait un moment que les muffins me faisaient de l'oeil et je ne sais pas ce que j'attendais pour essayer d'en faire. Le dernier numéro de Saveur présentait (comme par hasard) tout un dossier sur les muffins. Je me suis donc empressée d'aller acheter des myrtilles chez Picard (allez savoir pourquoi, il n'y avait que les muffins aux myrtilles qui me faisaient envie. Pour moi, les muffins, c'est aux myrtilles et basta.
Bref, comme j'adore ça, j'ai eu la main un peu lourde avec le paquet. La pâte a immédiatement pris une magnifique couleur violette (qui est devenue plus bleutée-noire à la cuisson) qui présageait un délice gustatif sans précédent. Ceci dit, je ne comprend pas parce que les muffins aux myrtilles du commerce, ils sont "couleur gâteau" avec des myrtilles dedans. Pas violets partout.
En tout cas, ça n'a absolument pas gâté ni le goût, ni la texture. C'était un régal. La recette disait de laisser refroidir à la sortie du four (des sadiques...) ce qui, évidemment, n'était pas envisageable. Malgré les risques de brûlure, j'ai craqué. Un pur bonheur. La texture moelleuse à souhait donnait l'impression de croquer dans un nuage bleuté. Les myrtilles donnaient leur petit goût sucré mais pas trop... Miam. Il me reste quand même quelques myrtilles dans le sac Picard. Je crois savoir comment elles vont finir....

Voilà la recette, franchement pas compliquée. Vous pouvez très facilement la faire avec vos enfants. Mais attention, les myrtilles tâchent BEAUCOUP. Les tissus, les doigts, tout ce qu'il y a dans l'évier etc...

250 g de farine
125g de sucre
1 sachet de levure
2 oeufs
20 cl de lait (entier dans la recette, pas entier dans mon essai...)
125g de beurre salé

Préchauffer le four à 200°C.
Faire fondre le beurre.
Mélanger la farine et la levure, puis ajouter le sucre.
Dans un autre saladier, fouetter les oeufs et le lait. Y ajouter le beurre fondu.
Mélanger les ingrédients secs et liquides sans trop travailler la pâte.
Ajouter les myrtilles à votre convenance.

Garnir des moules à muffins ou des petites caissettes en papier aux 3/4. Laisser cuire 20 minutes.
Personnellement, je n'aime pas trop le résultat esthétique et la consistance des petits gâteaux cuits dans les moules en silicones (plat, dense, épais). Et j'ai beaucoup de mal à trouver des moules dans d'autres matières. Je mets donc des petites caissettes en papier dans les alvéoles des moules en silicone. Cela évite que le papier s'effondre sous le poids de la pâte, et ça évite la consistance compacte de la cuisson au silicone.

Vous pouvez évidement remplacer les myrtilles par ce que vous voulez : pommes, raisins secs, lardons, noix, etc etc...
A vos fourneaux!

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05 février 2009

Gardons notre gardien...

gardien

Depuis 4 mois, j’habite dans une petite résidence, très mignonne, très agréable. Elle a même des airs de village de vacances. À deux pas de Paris et de Versailles, c’est une chance. Mais hier matin, alors qu’il neigeait abondamment, j’ai vu une femme sortir les poubelles. Et j’ai réalisé qu’on en était à notre 4ème gardien. En 4 mois. Hum…hum…

Il faut dire que le premier gardien était un peu bizarre. Il racontait à qui voulait l’entendre qu’il était ancien para, qu’il faisait gardien pour se reposer de "sa vie d’avant". Personnellement, si j’avais été para, la vie de gardien de résidence ne serait même pas envisageable. Quand une belle voiture passait lorsqu'on discutait avec lui, il racontait qu’il avait eu

la même. Si

un gros chat / oiseau / arbre passait, il disait qu’il en avait eu aussi. Un homme de confiance quoi… Et puis il râlait tout le temps, sur tout. Surtout sur les gens de la résidence, qui avaient tous les défauts du monde. En fait, il passait une bonne partie de son temps à se faire offrir des cafés par les habitants, où il râlait sur d’autres habitants. Il a eu droit à la panne d’électricité qui avait enfermé les voitures dans le parking souterrain. A 8h du matin, après avoir longuement klaxonné, les résidents avaient dû démonter

la porte. Véridique. Il

n’y a donc pas eu de surprise quand il a été remplacé.

Son homologue était un tout petit gars, tout malingre. Du genre plus léger que son balai-brosse. Lui, il passait son temps à dire tout le travail qu’il faisait. Pour montrer qu’il travaillait dur. Il a eu le droit à la première vague de neige. Il a déblayé par endroits. Bah oui, avec tout le travail qu’il avait, il ne pouvait pas tout faire. Et puis un jour, pouf, un nouveau gardien.

Je me suis rendu compte qu’on avait un nouveau gardien un matin, en partant travailler. Il lavait un hall d’immeuble. Et tous les matins, je le voyais en train de laver le même hall d’immeuble. Jusqu’à hier matin.

Je prenais mon petit-déjeuner, bien au chaud en regardant la neige tomber. Et puis je vois une femme entrer dans un immeuble et ressortir avec une poubelle. Et recommencer, et recommencer… Nous aurions donc un nouveau gardien qui serait une gardienne. L’avenir de l’homme serait la femme ?

Posté par Bellgarath à 08:00 - on tient salon - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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