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Vendredi, j’ai été témoin d’une chose horrible : un marché de Noël dans une école primaire. Vous vous dites que j’exagère, que je ne suis qu’une affreuse râleuse etc. Mais attendez que je vous explique…

Déjà, je ne suis pas allée au marché de Noël pour mes enfants, étant donné que je n’en ai pas qui m’appartiennent personnellement (et vu la suite, heureusement). J’y suis allée avec ma collègue et amie (la même que pour les faux cils – merci la cop’s et ses bons plans…) qui a une fille. Elle n’a même pas essayé de me vendre le truc, elle savait que c’était perdu d’avance. Elle m’a dit « Il faut qu’on aille à l’école de Juliette, y’a un marché de Noël, il faut qu’on achète ses œuvres sinon elles seront mise en vente et les autres parents pourront les acheter ». Vous n’y comprenez rien ? Moi non plus.

En fait, les enfants avaient fabriqué des objets décoratifs à l’école. Au lieu que les enfants soient tout contents de ramener leurs œuvres à leurs parents, l’école avait organisé ce marché de Noël pour pouvoir les vendre et se récupérer l’argent !!! Vous comprenez mon indignation ??? Ce que je trouvais encore plus terrible, c’était de dire que si les parents ne les achetaient pas (les méchants parents), les œuvres seraient remises en vente (honte sur vous, horribles parents !) et d’autres parents pourraient les acheter (si vous continuez, on va appeler l’Adass !).

Nous sommes donc partis acheter les œuvres de

la petite. En

approchant de l’école, il y avait une foule d’enfants hurlants, une masse de parents embêtants et une table avec une caisse. Il y avait la queue comme pour un premier jour de soldes ! Au début, j’ai cru qu’il fallait payer un droit d’entrée mais finalement, on y échangeait du vrai argent contre des tickets, histoire de dématérialiser le prix des œuvres.

Ma collègue a échangé 10 euros contre des tickets (50 centimes le ticket) parce que tous les autres parents donnaient 10 euros. Les 3 œuvres de la petite coûtaient « 4 tickets chaque œuvre » parole de

la maîtresse. DONC

2 euros quoi… vas-y, dis le, moi je m’en fous, mes gosses sont pas dans ta classe ! Tu pourras pas leur mettre un zéro parce que j’ai pas acheté leurs « œuvres » !

Et là, alors que je croyais qu’on ne pouvait pas tomber plus bas dans l’horreur de la scène, une petite fille de 8 ans à tout casser, passe derrière la table où étaient les œuvres, nous regarde et dit « Faut payer ! Si vous les voulez, faut payer ! » ???? Mais petite, tu es un monstre !! Fillette, te rends-tu compte que tu es complètement aliénée par la société de consommation dans laquelle tu baignes depuis le liquide amniotique !!!

Enfin voilà, avec sa tronche de cake et ses binocles, cette petite (la fille de la maîtresse en plus) m’a donné des frissons d’horreur. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à quand moi j’étais petite. (minute émotion) On ramenait des horreurs pour la fête des mères, des mochetées pour la fêtes des pères, des monstruosités pour Noël… mais on les ramenait nous même, dans nos petites pognes potelées, avec la fierté dans le coeur. Nos parents faisaient semblant d’être épatés, mais ils ne faisaient pas semblant d’être contents parce qu’on l’avait fait pour eux (pas pour ramener du fric à l’école). Et puis surtout, ils n’étaient pas OBLIGÉS de payer pour les avoir. C’était comme ça, gratuit, comme l’amour qu’on a pour eux. Cet amour, maintenant, c’est une petite fille (moche) de 8 ans qui dit « Si vous les voulez, faut payer ! ». Nan mais j’vous jure, de mon temps ça ne se passait pas comme ça !

Comme ce n’est  pas mon enfant, je n’ai pas rué dans les brancards par rapport au racket des parents. Malgré tout, ce genre de comportement, je crois qu’on appelle ça « du vol en bande organisée ».

En plus, après, il nous restait des tickets, et on ne pouvait pas se faire rembourser donc on a acheté des bonbons (ils avaient prévu le coup des chacals !). Ha bah bravo hein ! On en apprend des choses à l’école !