Amoureux de Paris, ce billet est pour vous ! Le musée Carnavalet vous fait traverser les âges de la capitale grâce à différents thèmes. Et comme « Les Misérables » font également battre mon cœur, je me suis sentie comblée par l’exposition « Le Paris des Misérables ».

À deux pas du métro Saint-Paul, en plein cœur du marais historique (vs marais branché), le musée Carnavalet propose de découvrir Paris à différentes époques et selon différents auteurs (Madame de Sévigné, Victor Hugo…). Ce samedi (le 15/11/08) le thème était « Paris au temps des Misérables ». Ce livre étant pour moi un joyau de la littérature française, il m’a semblé tout naturel d’aller compléter mes connaissances sur l’univers du roman.

Tout le monde connaît les personnages du roman : Cosette, Jean Valjean, Javert, les Thénardiers etc. Le concept de cette exposition, c’est de lever le voile sur un grand oublié et pourtant très présent : Paris. En effet, dans Les Misérables, Paris est vivant. Paris évolue, Paris s’émeut, Paris est insouciant, Paris est en famine, Paris gronde, Paris se soulève. Paris et son peuple son tellement liés que la capitale devient un personnage à part entière. De plus, à la vue de cette remarque, on se dit qu’effectivement, Paris « aide » certains personnages : quand Jean Valjean fuit dans la ville avec

la petite Cosette

à la main et Javert sur ses talons, Paris lui offre une porte de sortie, une cachette inespérée dans le couvent du Petit Picpus. Et la trappe cachée reste close au passage de Javert. (bon, là, c’est sûr, il faut avoir lu le livre…)

L’exposition nous permet de mieux nous figurer ce Paris qui a bien changé depuis l’époque de Victor Hugo. De nombreuses gravures, peintures, articles de journaux, et même des photos nous permettent mettre des images « réelles » sur des scènes du livre. Très bien documentée, l’exposition nous révèle un Paris comme nous ne pourrions plus nous l’imaginer maintenant. Les ruelles insalubres, l’éclairage au gaz, les champs à deux pas de Paris… tout cela semble abstrait à la lecture, mais prend corps lors de l’exposition.

On fait aussi la différence entre les passages très réalistes (par rapport aux noms de rues etc) et les passages où Victor ( ! ) prend un peu plus de libertés. C’est parfois pour ne vexer personne (cf Petit Picpus), parfois des arrangements pour le bien de l’histoire… Un petit livret est fourni avec différents parcours qui retracent les fuites, poursuites, balades etc des différents personnages. C’est à étudier, mais les lieux ont tellement changés que je ne sais pas si c’est très intéressant de les refaire.

Je vous conseille vivement la visite guidée (15h30) qui vous donnera beaucoup plus d’informations que les simples panneaux affichés (qui sont cependant très bien faits !). Ça fait d’ailleurs plusieurs expositions que je fais en visite guidée et l’intérêt en est vraiment décuplé par rapport à l’information un peu « brute » des panneaux explicatifs. Pour ceux qui sont intéressés par le sujet, il y a une autre exposition sur les Misérables CHEZ Victor Hugo, place des Vosges. J’irai certainement samedi (à la visite guidée !) car celle-ci semble traiter plus du roman et moins de

la ville. Encore

une autre façon de creuser le sujet ! En plus, je crois qu’il y a LE manuscrit des Misérables. Oui, oui, sortit tout droit de la BNF pour l’expo ! Vivement samedi, je vous raconterai…